Expérience : les VIE les VIA
Origine : Revue Objectif Est / 2005
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Le Système du Volontariat International a maintenant 3 ans, il était temps pour objectif Est de faire le point sur ce dispositif.
Il a pris le relais de la coopération en entreprise ou en administration (CSNE et CSNA) et s’adresse aux jeunes diplômés âgés de 18 à 28 ans pour une période de 6 à 24 mois. Le Volontariat est désormais ouvert aux filles et aux autres ressortissants de l’Union Européenne.
Grâce au VIE, une entreprise pourra prospecter de nouveaux marchés, consolider son équipe dans le pays d’accueil, tester de jeunes collaborateurs en vue d’un possible recrutement et ce pour un coût bien inférieur à une expatriation. Le Volontariat est plus souple que l’ancien système CSN et comporte de nombreux aménagements.
Le portage permet à une PME de faire héberger son volontaire dans une entreprise présente dans le pays d’accueil du volontaire. Si l’entreprise n’a pas de structure ni de tuteur dans le pays choisi, elle peut demander à un conseiller commercial ou à un homme d’affaire reconnu de soutenir son volontaire. On parle alors de parrainage.
Une autre formule permet à plusieurs entreprises de se partager les services d’un volontaire en signant un volontariat partagé. Enfin, une entreprise peut affecter un volontaire sur une zone couvrant plusieurs pays d’une même région (8 au maximum) en choisissant un volontariat régional.
Cette grande flexibilité permet de plus en plus aux PME / PMI de recruter des Volontaires Internationaux, d’accompagner leur développement à l’export.
Du point de vue du jeune diplômé le volontariat est vécu comme une expérience enrichissante, et profitable, comme un tremplin pour commencer sa carrière à l’étranger, et travailler dans des environnements nouveaux parfois déstabilisant mais singuliers et passionnants.
Néanmoins certains préparatifs s’imposent pour le volontaire notamment pour mener sa mission à bien, puis pour préparer la fin de sa mission. En effet, dans l’euphorie du moment le jeune volontaire ne prépare pas toujours assez tôt la suite dans son pays d’affectation voire son retour en France.
La faiblesse du système réside dans l’absence de suivi des volontaires à l’issue de leur mission et de la précarité de leur statut. Le retour en France peut être difficile. Le statut du volontaire qui rentre en France est assez mal défini, et n’est pas réellement reconnu. Pas d’allocations Assedic, pas de statut particulier auprès des structures existantes pour l’emploi…
L’expérience acquise n’est pas forcément validée en rentrant et le décalage culturel ajoute à l’effort de réadaptation nécessaire.
Fort de ce constat, notre association Objectif Est tente de conseiller des jeunes désireux de partir en volontariat vers les pays de l’Est, mais aussi les volontaires, de les soutenir en cas de difficulté pour retrouver un poste et les faire bénéficier de notre réseau. Ubifrance dans la même approche « réseau » planche sur un projet d’association mondiale des anciens volontaires et nous saluons cette initiative. Peut-être pourrions nous trouver une manière utile de s’y associer…
Objectif Est souhaite se positionner comme un lieu d’échanges et de projets entre des jeunes cadres, Volontaires internationaux, des entreprises, des associations, intéressées par les pays de l’Est et la CEI, des jeunes qui postulent pour un emploi sur les pays de l’Est à commencer par les pays de la CEI.
La faiblesse du système réside dans l’absence de suivi des volontaires à l’issue de leur mission et de la précarité de leur statut
Article écrit parTimothée Angliviel de la beaumelle
Origine : Revue Objectif Est / 2005
Written by admin on June 23rd, 2006 with
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