Russie / élection présidentielle
Les modalités de candidature à l’élection présidentielle seront simplifiées, annonce le vice-président de la Commission électorale centrale.
PARIS, 25 fév 2008 - Les modalités de candidature à l’élection présidentielle russe seront simplifiées après les élections du 2 mars prochain qui ont donné lieu à des contestations, a annoncé lundi à Paris le vice-président de la Commission électorale centrale en visite à Paris.
“L”un des candidats actuels, M. Andreï Bogdanov, du parti démocratique s’est plaint auprès de nous de l’excès de complications, selon lui, des modalités nécessaires pour recueillir les deux millions de signatures d’électeurs exigées pour être candidat et nous en tiendrons compte et procéderons à une simplification des modalités après le scrutin en cours”, a dit M. Igor Borissov, vice-président de la Commission éléctorale centrale (Tsik) chargé des relations internationales, au cours d’une rencontre avec l’association des journalistes France-Russie lundi dernier à Paris.
Actuellement, la loi électorale russe exige d’un candidat 2 millions de signatures d’électeurs avec un maximum de 50.000 par région administrative (Sujets de la Fédération). Selon M. Borissov, qui est aussi le représentant de la présidence à la Commission, cette dernière envisage un système à la française de 500 signatures d’élus ou bien la dispense de signature pour les partis politiques enregistrés auprès du Ministère de la Justice (15 actuellement).
L’ancien premier ministre Mikhail Kassianov, aujourd’hui opposant au Président Vladimir Poutine, a ainsi été écarté de l’élection. Selon M. Borissov interrogé à ce sujet, M. Kassianov n’a pas pu réunir ces deux millions de signatures et “ceux qu’il avait chargé de le faire lui ont joué un mauvais tour en présentant des fausses identités dont certaines étaient des personnages de romans !”, a dit M. Borissov en affirmant que selon les sondages, M. Kassianov ne pouvait de toutes les façons guère espérer plus de 1% des voix. Il a toutefois regretté que M. Kassianov n’ait pas pu se présenter.
Concernant l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui a annulé le 7 février dernier sa mission d’observateurs, M. Borissov qui est le négociateur avec cette instituion, a réaffirmé que “les portes de la Russie restaient ouvertes aux 70 observateurs”. Il a dit qu’il ne “comprenait toujours pas les raisons du refus de l’OSCE et du BIDDH, son instance chargée de l’observation des élections en Europe”, affirmant que certains observateurs de longue durée avaient déjà commencé à travailler en Russie lorsque l’ordre de tout arrêter a été donné. Il a indiqué que les responsables du BIDDH refusaient de préciser ce qu’ils voulaient exactement en dehors d’une exigence de “garantir un statut diplomatique à 70 personnes pendant au moins un mois dont la fonction et le travail ne sont pas définis”.
Sur l’inégalité d’accès aux médias, M. Borissov a reconnu “en tant que citoyen” que le favori des élections, M. Dimitri Medvedev, apparaissait plus souvent que les autres à la télévision mais, a-t-il dit, “en tant que membre de la Commission électorale, je n’ai aucun moyen de controle ni de coercition en dehors des 10 heures d’antenne de la campagne officielle”.
M. Borissov a participé dans la soirée à une conférence débat organisée par la Fondation Res Publica de Jean-Pierre Chevénement en présence de ce dernier et du professeur Michel Lesage ainsi que de quelque 300 personnes.
Mardi matin, il a été reçu à la Commission des Affaires étrangères du Sénat.
Article écrit par Dimitri de Kochko
Written by admin on February 26th, 2008 with
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