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Colloque Azerbaïdjan - Ecole militaire

Ecole Militaire
Le mercredi 10 décembre 2008
9h00 à 13h00
Accueil dès 8H30
Amphi de Bourcet

Entrée gratuite sur présentation d’une pièce d’identité et sous réserve d’une pré-inscription enregistrée sur le site www.aceds.fr rubrique “évènements” (lien “réserver”), et en fonction des places disponibles .

Pour tout renseignement complémentaire s’adresser : contact@aceds.fr 
AZERBAIDJAN 
Azerbaidjan, un carrefour stratégique, énergétique et culturel avec une croissance rapide et un plan d’action à long terme 

En France, nous connaissons généralement mal la jeune République d’Azerbaïdjan même si nous savons qu’à la fin du XIX siècle le pétrole y était exploité avant même le Texas, Baku devenant alors le premier producteur mondial de pétrole.

La spécificité de l’Azerbaïdjan est depuis trop souvent occultée par le syndrome caucasien que nos spécialistes se plaisent à exacerber, héritage des politiques tsaristes puis soviétique. Par intérêt, la “Russie” n’y vit pendant deux siècles d’occupation qu’un territoire d’un ensemble plus vaste, la Transcaucasie (Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan). Alexandre Dumas, lors de ses récits de voyages en Russie et au Caucase (1858/1859), avait noté ce paradoxe “le Caucase n’existe pas, je sais, j’y suis allé”.

L’Azerbaïdjan est un très vieux pays de culture, une zone d’échange aux “marches” des civilisations scythe, mède, perse, grecque, arabe, slave, turque, européennes, mongole, un carrefour sur les routes de la soie et maintenant de l’énergie.

L’Azerbaïdjan historique correspond à une région d’Asie occidentale englobant l’actuelle République azerbaïdjanaise et les provinces du nord-ouest de l’Iran encore aujourd’hui peuplées d’azéris mais la jeune République d’Azerbaïdjan, née sur les décombres du bloc communiste le 30 août 1991, n’est en fait que l’héritière d’une république démocratique indépendante éphémère (1918, 1920), mais moderne et très occidentale, qui n’hésita pas, par exemple, à donner le droit de vote aux femmes dès sa proclamation.

Les cinq premières années d’indépendance, de 1991 à 1995, furent terribles, elles connurent la guerre civile, les défaites militaires, l’occupation de territoires et plusieurs tentatives de coup d’Etat. 

Laïc et très homogène culturellement, à tradition musulmane fortement imprégnée de zaraostrisme, nostalgique des “siècles des lumières et des philosophes” des XI et XII siècle et fier de son héritage des Safavides, le pays s’est redressé, il est aujourd’hui en pleine croissance car il présente la caractéristique d’avoir choisi la voie de la négociation, de l’investissement et d’être foncièrement administré, accueillant, tolérant et commerçant.

Triangle agricole coincé entre les deux Caucases et la Caspienne, à la fois occidental et oriental, placé au carrefour des civilisations et des axes commerciaux, l’Azerbaïdjan apparaît aujourd’hui comme un centre géostratégique car c’est plus que jamais un “hub” énergétique incontournable entre l’Asie centrale et l’Europe, entre la Russie et les mers chaudes. 

Au lendemain du conflit géorgien, il est important de comprendre l’évolution de la République d’Azerbaïdjan car une partie de l’avenir de l’Europe et sans doute du monde s’y joue.

C’est la raison pour laquelle nous avions décidé de monter une mission d’observation lors des élections présidentielles. 

Sur le plan technique il est très intéressant de mettre en exergue le process électoral ainsi que ses applications sur le terrain. Fort de votre expérience française, vous serez certainement surpris et impressionés par la présentation du processus électoral, par sa mise en oeuvre comme par l’application des recommandations de l’OSCE ODIHR et de la commission de Venise du conseil de l’Europe sur les derniers ajouts et amendements du code électoral par le parlement.

Nous aurons plaisir à vous retrouver le 10 décembre 2008 pour vous faire part de nos observations qui sont nombreuses et enrichissantes.
Jean-Yves CHEVALIER

Written by admin on December 9th, 2008 with no comments.
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Interview du Vice-président élu Alexandre Korolev - République Moldave du Dniestr

Alexandre Ivanovitch Korolev a été élu (élections non reconnues internationalement) en décembre dernier vice-président du président historique de la République Moldave du Dniestr, Igor Smirnoff. Il représente une nouvelle génération et c’est un administrateur et un technocrate qui avait occupé précédemment le poste de ministre de l’intérieur. Selon la Constitution de la Transnistrie, le vice-président prend automatiquement la place du président si ce dernier se retire. Une éventualité qu’on a souvent entendu évoquée à Tiraspol.

Juillet 2007 à Tiraspol

Korolev : La formation de notre Etat est le résultat de l’effondrement de l’Union soviétique. Les frontières qui ont été fixées artificiellement par l’Etat soviétique ont débouché sur des situations conflictuelles. L’une des raisons de ce conflit ici est que le territoire de la « République moldave du Dniestr » n’a jamais été compris dans un Etat moldave. Et les frontières qui ont été dessinées pour d’autres buts sous Staline ne pouvaient en aucun cas refléter les réalités des pays concernés. C’est ce dont nous sommes victimes aujourd’hui ! La Bessarabie se trouvait entre le Dniestr et la rivière Prout. Nous, nous sommes de l’autre coté du Dniestr et nous étions en Ukraine. Même après l’effondrement de l’URSS et la proclamation de l’indépendance de la Moldavie, qui a été trainée à l’ONU en fait par les dirigeants roumains, nous n’avons jamais fait partie de cet état, sauf dans la période 1944-1990 dans le cadre de l’URSS.
Pour résoudre la question aujourd’hui, il faut partir de l’histoire et reconnaître que notre territoire n’a jamais fait partie de la Moldavie.

Question : Aujourd’hui, le conflit est « gelé ». Voyez-vous un moyen de le « dégeler » en quelque sorte ?

Korolev : Dégeler un conflit ce n’est pas encore le résoudre ! Pour le dégeler, rien de plus simple : il suffit qu’une des parties entame des actions guerrières. Mais ce n’est pas ça qui va aider à résoudre le conflit ! Or c’est la vraie question. Comment résoudre le problème pour de bon ? Pour qu’il ne renaisse pas sans cesse, il faut trouver une voie équitable, c’est-à-dire tenant compte des intérêts politiques, économiques, vitaux des deux parties. (more…)

Written by Dimitri De Kochko on November 24th, 2007 with no comments.
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La République Moldave du Dniestr - Fiche technique

Pridnestrovié ou Transnistrie

La République moldave du Dniestr a été proclamée le 2 septembre 1990 par le
2e Congrès des représentants du peuple (députés). Cette date est la fête nationale.
Territoire : 4 163 km2.

Capitale : Tiraspol.
Principales villes : Bendery, Rybnitsa, Dubossary.
Population au 1er janvier 2005 : 555 000 habitants, dont 34 % de Moldaves,
30 % de Russes, 28 % d’Ukrainiens.

Subdivisions administratives et territoriales : 5 districts administratifs et 5 villes d’importance républicaine.

Langues officielles : moldave, russe, ukrainien.
Religions : Chrétiens majoritaires, traditionnellement juifs mais beaucoup ont émigré, peu de musulmans.

La Moldova avec la Transnistrie en clair

Moldavie-Pridnestrovie-Transnistrie.png

Unité monétaire : rouble du Pridnestrovié.
Pouvoir législatif : assemblée représentative élue (Le Soviet Suprême)
Pouvoir exécutif : Président, Vice-Président et le gouvernement
Pouvoir judiciaire : système judiciaire + Conseil constitutionnel depuis 2002 (more…)

Written by Dimitri De Kochko on November 24th, 2007 with no comments.
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Retour d’un pays qui n’existe pas…

Les signes de retour de la guerre froide en Europe avec l’installation de radars et de missiles américains aux frontières de la Russie et les réponses de cette dernière, risquent de placer à nouveau sur le devant de la scène des régions oubliées et des conflits gelés à la suite de l’implosion de l’empire soviétique.

Parmi ces derniers, la République Moldave du Dniestr ou Transnistrie, est la plus proche de nous.

Considérée comme une région de la Moldova, elle espère depuis 17 ans une reconnaissance internationale qu’une indépendance du Kosovo après celle du Monténégro pourrait légitimer.

Avec les nouveaux enjeux géopolitiques, on reparlera sans doute de la Transnistrie-République moldave du Dniestr décrite ici de l’intérieur, comme rarement dans la presse occidentale. Souhaitons pour les Moldaves des deux rives que ce soit dans le sens d’un compromis, peut être pas complètement exclu à lire de près l’interview accordée à notre envoyé spécial par le nouveau vice-président, Alexandre Korolev.

Etrange impression que celle d’un pays qui « n’existe pas » et où pourtant il y a des gens, des villes, des champs, des usines, des supermarchés, des transports, des téléphones portables et internet…. Pas une contrée cachée derrière une cascade mystérieuse, ni un musée vivant cryogénisé à la coréenne du nord, comme on le croit parfois ou comme pourrait le laisser penser un drapeau à faucille et marteau. C’est l’est de l’Europe d’aujourd’hui.

Entre la Moldavie et l’Ukraine, sur 4.135 km2, presque deux fois le Luxembourg, quelque 550.000 habitants parlant trois langues différentes avec le russe comme langue commune, attendent la fin d’une incertitude qui les mine, les empêche de faire des projets et de travailler normalement car personne ne les reconnaît, en dehors d’eux mêmes. Ils commercent malgré tout, voyagent grâce à d’autres passeports, sont exploités par leurs voisins qui profitent de la situation mais bénéficient sans doute parfois de leur statut « hors des lois » car sinon comment comprendre une situation gelée depuis dix sept ans ? (more…)

Written by admin on November 24th, 2007 with no comments.
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Белградская конференция - Октябрь 2007 года

La conférence de Belgrade qui s’est tenue du 10 au 12 octobre 2007, est la dernière en date d’une série de quatre grands rassemblements organisés depuis 1993 dans le cadre du processus « Un environnement pour l’Europe ». Ce programme coordonné par l’UNECE (Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies) rassemble 56 pays de trois continents, afin de dresser un état des lieux du challenge environnemental qui les concerne, dans le but de trouver des solutions concrètes. 

Les Etats-Unis, le Canada, et la Russie étaient représentés à cet évènement, comme l’Ukraine et les Etats membres de l’Europe. Cette conférence était la sixième conférence interministérielle en date depuis le début de ce processus. Un environnement pour l’Europe est un mouvement initié à l’origine par M. Josef Vavrousek, alors Ministre de l’environnement de la Tchécoslovaquie et dont la première cession s’est tenue à Sofia en 1995.

Cliquez sur le logo pour entrer sur le site de la conférence :

Conférence-de-Belgrade.jpg

 

Cette conférence a notamment permis de publier le dernier rapport d’évaluation de l’Agence Européenne de l’environnement, qui fait autorité en la matière… (more…)

Written by admin on November 1st, 2007 with no comments.
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Crimée : Le poids de l’histoire

Les tensions d’aujourd’hui sont aussi les fruits de l’histoire chaotique de cette véritable arche de Noé des peuples que s’est trouvée être la Crimée depuis l’antiquité. Aujourd’hui, quelque 125 nationalités y cohabitent.

Point de friction le plus ancien : la question des Tatares de Crimée, issus de tribus de la Horde d’or arrivées sur des terres qui avaient été sarmates, scythes, grecques, juives karaïmes, arméniennes et bulgares… Ils avaient établi un « khanat » indépendant au XVème siècle, devenu musulman et vassal de l’empire ottoman dès 1475 jusqu’à la guerre russo-ottomane de 1768 à 1774. En 1783, une décennie après l’avoir prise aux Turcs, Catherine II intègre la Crimée à l’Empire russe et y envoie des paysans slaves qui s’ajoutent à la centaine de nationalités et ethnies représentées.

Terre de villégiature des tsars et de la noblesse russe au XIXème siècle et au début du XXème, après la guerre de 1853-56 contre la France et l’Angleterre, à laquelle nous devons la rue de Crimée et le boulevard de Sébastopol à Paris sans oublier Malakoff.

A l’issue de cette guerre, de nombreux Tatares ont quitté le pays pour le reste de l’empire ottoman. (more…)

Written by Dimitri De Kochko on September 17th, 2007 with no comments.
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Interview d’Anatoli Gritsenko Président de la Rada ukrainienne

ITW du Président de la Rada Suprême (Assemblée) de la République autonome de Crimée, M. Anatoli Gritsenko, généralement considéré comme le N°1 de Crimée, élu du parti des Régions, qui est celui du Premier ministre Viktor Yanoukovitch.

La flotte russe à Sébastopol : «une garantie de stabilité »

SIMFEROPOL – « La présence de la flotte russe à Sebastopol est une garantie de stabilité pour le sud de l’Ukraine et la république autonome de Crimée » qui est  «partie intégrante de l’Ukraine indépendante », a déclaré le président de la Rada (Assemblée) suprême de Crimée, M. Anatoli Gritsenko, dans une interview au journal Diplomatie (Mars-Avril 2007).

«La flotte russe de la Mer Noire à Sébastopol, contestée par les politiciens favorables à l’Otan à Kiev n’a aucun effet négatif pour les habitants de Sébastopol. Au contraire près de 30.000 habitants travaillent pour la flotte russe. Il est évident que la flotte restera là jusqu’en 2017 et après les relations russo-ukrainiennes auront évolué. Les émotions à chaud devraient laisser la place à un froid calcul sur le sujet », affirme M. Gritsenko.

« Plus de passions, ni de doutes en Crimée sur le rattachement à l’Ukraine ».

Quoique accusé par ses adversaires d’être «pro-russe » en souhaitant un rattachement de sa république à la Russie, M. Gritsenko affirme que « les polémiques sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine sont terminées et il n’y a plus de passions ni de doutes en Crimée sur le rattachement à l’Ukraine (en 1954 par Nikita Khrouchtchev), comme il a pu y en avoir au début des années 90 ».

« L’enjeu est de taille car la Crimée n’est pas une région ordinaire : elle dispose de nombreuses possibilités touristiques, portuaires, industrielles et géopolitiques ». (more…)

Written by Dimitri De Kochko on September 17th, 2007 with no comments.
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Crimée : Une presqu’île presque tranquille

Les crises politiques et l’instabilité qui attirent les regards internationaux vers Kiev dépassent la dimension de règlements de comptes inter oligarchiques en raison des prolongements qu’ils ont dans le pays, où se sont accumulées des frustrations et mécontentements profonds en raison de la pauvreté, du désordre et des contraintes linguistiques et culturelles. Tous ces facteurs ont contribué à élargir le fossé des différences façonnées par l’Histoire entre l’Ouest et l’Est du pays.

Des provinces orientales intégrées à la Russie méridionale, massivement orthodoxes et russophones et une partie occidentale, ballottée au cours des siècles entre la Pologne, l’Autriche et la Russie, partiellement catholique uniates et parlant une langue slave, essentiellement issue du galicien avec des emprunts aux parlers locaux, au russe, au polonais, au slovaque et devenue l’ukrainien avec la montée des nationalismes.

La Crimée, rattachée tardivement et assez artificiellement à l’Ukraine par Khrouchtchev en 1954, a une place à part dans cet ensemble. Elle a du reste un statut de République autonome, la seule en Ukraine. Bien que naturellement plus proche des « oblast » orientales, la presqu’île de la Mer Noire concentre à elle seule tous les foyers de tension  de l’Ukraine … en plus de quelques autres.

La Crimée, ses plages, ses vins, ses parfums…

Elle devrait être dans le « top ten » des destinations touristiques prestigieuses du monde : La Crimée, ses plages, ses ports, ses vins, ses parfums, ses paysages, ses manoirs… Il n’en est rien ! (more…)

Written by Dimitri De Kochko on September 17th, 2007 with no comments.
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