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	<title>Блог - Россия и Новые Независимые Государста &#187; Georgia</title>
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	<description>Développement et richesses durables</description>
	<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 22:03:27 +0000</pubDate>
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		<title>La chasse aux Géorgiens est ouverte à Moscou</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Oct 2006 18:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>siberianna</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Article du Figaro publié le 07 octobre 2006
Clandestins ou non, les Géorgiens de Moscou font les frais de la crise diplomatique qui oppose depuis plusieurs jours le Kremlin à Tbilissi.

LA CHASSE aux Géorgiens battait son plein, hier à Moscou, au lendemain des déclarations musclées de Vladimir Poutine qui a parlé de mettre de l&#8217;ordre sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Article du Figaro publié le 07 octobre 2006</p>
<p>Clandestins ou non, les Géorgiens de Moscou font les frais de la crise diplomatique qui oppose depuis plusieurs jours le Kremlin à Tbilissi.</p>
<p><span id="more-140"></span><br />
LA CHASSE aux Géorgiens battait son plein, hier à Moscou, au lendemain des déclarations musclées de Vladimir Poutine qui a parlé de mettre de l&#8217;ordre sur les marchés, les lieux les plus « ethniquement pollués » du pays.<br />
 <br />
Dans les rues, dans les restaurants, et sur les marchés, donc, les contrôles de police se sont multipliés depuis jeudi. Un premier avion renvoyant chez eux 130 à 200 clandestins a décollé hier de Moscou. Ils seraient 300 000 dans le pays selon Boris Gryzlov, le président de la Douma. « C&#8217;est terrible, nous nous sentons comme les Juifs pendant la dernière guerre », a confié une expulsée, Irina, par téléphone à l&#8217;agence Reuters, juste avant d&#8217;embarquer. « Ils nous ont dit hier soir que nous serions expulsés aujourd&#8217;hui et que nous devions appeler nos proches pour qu&#8217;ils nous apportent quelques affaires essentielles. »<br />
 <br />
Les grands moyens sont déployés pour traquer les Géorgiens en situation illégale. Plusieurs écoles de Moscou ont reçu des appels de la police leur demandant la liste des élèves portant des noms à consonance géorgienne. Cela afin de vérifier les papiers des parents. Selon le quotidien Kommersant, le ministère de l&#8217;Intérieur aurait transmis dès la fin de la semaine dernière, alors que s&#8217;intensifiait la crise diplomatique entre Moscou et Tbilissi, l&#8217;ordre, chiffré, aux commissariats locaux de recenser les Géorgiens clandestins, quartier par quartier. Les policiers devaient se rendre dans les écoles pour examiner les listes. Mais en employant le téléphone, ils ont ébruité l&#8217;affaire. « J&#8217;ai eu peur quand j&#8217;ai appris cela, raconte à Kommersant, Maya Chochitachvili, mère d&#8217;une élève de primaire. J&#8217;ai tout de suite pensé que si mon enfant est humilié, il faudra partir. Ce sont des nettoyages qui commencent, comme avec les Juifs et les Polonais à l&#8217;époque du fascisme. »<br />
 <br />
«Infractions à la loi»Dans un marché du nord de la capitale, Viacheslav, Géorgien d&#8217;Abkhazie, raconte au Figaro qu&#8217;il a peur, lui aussi. Pour ses trois enfants. « Cela se voit sur leur visage qu&#8217;ils sont du Caucase », raconte ce petit homme brun, replet, qui vend des fruits secs. Viacheslav assure avoir tous ses papiers en règle. Il a fui la guerre civile en Abkhazie il y a treize ans. L&#8217;Abkhazie, l&#8217;une des deux régions séparatistes prorusses (avec l&#8217;Ossétie du Sud) au coeur du conflit entre la Russie et la Géorgie, qui a redoublé d&#8217;intensité depuis dix jours avec l&#8217;arrestation de quatre officiers russes accusés d&#8217;espionnage par Tbilissi. « J&#8217;ai un ami étudiant qui a été arrêté hier, poursuit le marchand de fruits, il a son visa mais il a peur d&#8217;être quand même expulsé. » Selon un commerçant azéri voisin de Viacheslav, la moitié des marchands géorgiens qui travaillent habituellement sur ce marché n&#8217;étaient pas venus hier, sans doute par crainte des contrôles.<br />
 <br />
Dans le quartier de la gare de Biélorussie, au nord de Moscou, ce petit restaurant géorgien qui sert de savoureux khatchapouris, des pains au fromage fondu, était fermé hier. « Pour cause d&#8217;inspection », indiquait un papier affiché à la hâte. Tout comme le très réputé Guenatsvalé, en centre-ville, où la police affirme avoir découvert « de nombreuses infractions à la loi ». Au moins cinq casinos, dirigés par des « criminels géorgiens », selon la terminologie employée par le ministère de l&#8217;Intérieur, ont par ailleurs été fermés.<br />
 <br />
Vladimir Poutine s&#8217;en est pris particulièrement aux marchés qui sont, selon lui, dirigés par des groupes « semi-criminels ». Sur le site du Kremlin, cette expression a remplacé la phrase concernant les lieux « ethniquement pollués », prononcée jeudi par le président russe lors d&#8217;une réunion de son gouvernement. Ce langage vert qu&#8217;affectionne Vladimir Vladimirovitch, a été rapporté par l&#8217;agence officielle Interfax et par de nombreux médias avant que le Kremlin diffuse une version écrite et expurgée de son discours.<br />
 <br />
A trois jours d&#8217;élections régionales, ce dimanche 8 octobre, qui concernent 14 millions d&#8217;électeurs, le président russe semble vouloir surfer sur la vague nationaliste et xénophobe qui parcourt le pays.<br />
 <br />
Alexandre Belov, le leader du DPNI, « mouvement contre l&#8217;immigration illégale », s&#8217;est réjoui que Poutine relaie ses idées. Encore inconnu il y a quelques mois, Belov est actuellement très présent dans les médias sur lesquels il a pu faire, hier, de la publicité pour son site Internet et pour un numéro de téléphone. Les Russes y sont encouragés à dénoncer les clandestins et le DPNI se fait fort d&#8217;« aider les citoyens victimes des crimes des immigrés géorgiens ». Avec ou sans l&#8217;aide de la police.</p>
<p>Article d&#8217;origine : <a href="http://www.lefigaro.fr/international/20061007.FIG000000704_la_chasse_aux_georgiens_est_ouverte_a_moscou.html" target="_blank">Le Figaro</a> </p>
<p>Source : Fabrice Nodé Langlois / <a href="http://www.lefigaro.fr/">www.lefigaro.fr</a></p>
<div>Posté par Siberianna</div>
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		<title>La poudrière du Caucase. Des étincelles le long du Pipeline</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 10:08:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>siberianna</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le Pipeline Baku-Tbilisi-Ceyhan, un nouveau tuyau d&#8217;un milliard de Dollars pour le pétrole Caspien, entrera en fonctionnement cette semaine. Mais ce pipeline longtemps attendu a déjà un problème significatif. : il est vulnérable aux attaques des combattants Arméniens de l&#8217;enclave séparatiste du Nagorno-Karabakh.

Le futur de l&#8217;Azerbaïdjan demeure caché sous terre, dans des pipelines d&#8217;acier, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Pipeline Baku-Tbilisi-Ceyhan, un nouveau tuyau d&#8217;un milliard de Dollars pour le pétrole Caspien, entrera en fonctionnement cette semaine. Mais ce pipeline longtemps attendu a déjà un problème significatif. : il est vulnérable aux attaques des combattants Arméniens de l&#8217;enclave séparatiste du Nagorno-Karabakh.</p>
<p><span id="more-120"></span></p>
<p>Le futur de l&#8217;Azerbaïdjan demeure caché sous terre, dans des pipelines d&#8217;acier, de 107 centimètres de diamètre (42 pouces).</p>
<p>Des panneaux posés sur le sol fraîchement retourné marquant le chemin du nouveau pipeline indiquent : &#8220;Attention – Très haute pression – Pétrole Brut.&#8221; Le pipeline est prévu pour amener le pétrole de la mer Caspienne à la mer Méditerranée pour les prochaines dizaines d&#8217;années, en fournissant du pétrole pour les économies occidentales méditerranéenne turque, où il pourra être transporté par bateau vers l&#8217;Amérique du Nord et l&#8217;Europe.</p>
<p>Le &#8220;deal du siècle&#8221;, conçu en 1994 pendant l&#8217;administration du président Bill Clinton, reflète la bataille amère pour la domination dans une zone qui a été traditionnellement le site de conflits d&#8217;intérêts parmi les dirigeants Russes, Turques et Perses. Mais une fois ouverte au business, le pipeline du BTC reflètera les intérêts stratégiques dans le région Caspienne : sécuriser à long terme l&#8217;accès à son pétrole et au réserves de gaz naturel et fournir une source de revenus à long terme pour la Turquie alliée de l&#8217;OTAN et pour ses partenaires plus récents pro-occidentaux tels que l&#8217;Azerbaïdjan et la Géorgie.</p>
<p>Le conseiller en sécurité nationale de l&#8217;ancien Président Américain Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, qui est jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui le champion infatigable de la défense des intérêts américains dans le Caucase, a aidé à faire avancer le projet. Quand le conflit en Tchétchénie s&#8217;est embrasé en 1999, la Russie a abandonné son plan originel d&#8217;un pipeline de Baku à la mer Noire via la capitale Tchétchène, Groznyï. A la place, Moscou prévoit un pipeline qui transporterait le pétrole de la côte du Kazakhstan de la mer Noire vers le côté Russe.</p>
<p>Après des années de disputes géopolitiques, le pipeline BTC de 1 768 kilomètres pompera le pétrole pour l&#8217;occident vers le port Turc de Ceyhan, traversant un certain nombre d&#8217;états connus pour leur absence d&#8217;orientation pro-occidentale. Les concepteurs du pipeline ont choisi cette route pour éviter de devoir faire des affaires avec les mollahs d&#8217;Iran, les dirigeants du Kremlin à Moscou ou les Arméniens, qui sont sortis victorieux de leur conflit avec l&#8217;Azerbaïdjan.</p>
<p><strong>Du pétrole pour l&#8217;occident</strong></p>
<p>Finalement, le pipeline stratégiquement très important et lourdement surveillé de Baku-Tbilisi-Ceyhan (BTC) court le long de la limite nord de Shahumian. Après 12 années de préparation et de construction, le BTC a finalement été inauguré officiellement lors d&#8217;une cérémonie le 13 juillet.<img src="http://blog.russie.fr/images/reports/reportage_189_5.gif" alt="" align="left" /> Un consortium dirigé par la BP a investi 3,9 milliards de Dollars dans le pipeline, qui est censé transporter 50 millions de tonnes de pétrole chaque année depuis l&#8217;Azerbaïdjan au travers de la Géorgie et sur la côte méditerranéenne turque, où il pourra être transporté par bateau vers l&#8217;Amérique du Nord et l&#8217;Europe.</p>
<p><strong>La prime géopolitique</strong></p>
<p>Le prix qu&#8217;ils paieront est qu&#8217;une section du pipeline réside dans une étendue de lance-rockets positionnés sur les montagnes du Karabakh. La route force les investisseurs a faire des affaires avec le régime autoritaire Aliyev de Baku, faisant monter ce gouvernement au niveau d&#8217;un partenaire commercial de l&#8217;occident. Après la mort en 2003 de l&#8217;ancien général du KGB Geydar Aliyev, l&#8217;auto proclamé &#8220;père de tous les Azéris&#8221;, son fils et successeur à la Présidence, Illham, sera désormais capable de récolter le prestige et les pétrodollars que le projet promet de rapporter.</p>
<p>Le régime de Baku compte sur un revenu annuel provenant du pipeline BTC d&#8217;environ 1 milliard de dollars par an jusqu&#8217;en 2025, une énorme somme pour un pays où 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et où le salaire moyen mensuel est de seulement 40$. Environ 750 000 réfugiés vivent misérablement dans des wagons, dans des bidonvilles en tôle ondulée, et dans des asiles du gouvernement. Et le huitième du territoire d&#8217;Azerbaïdjan, une zone plus grande que le Nagorno-Karabakh, reste occupée par les troupes Arméniennes.</p>
<p>Les habitants du village frontière de Tap-Karakoyunlu, où la jeune recrue Ektan a perdu la vie, vivent aussi dans la précarité, marqués par les morts et les blessures provenant d&#8217;une vie permanente sur la ligne de front, la perte des pâturages derrière la ligne de cessez-le-feu et l&#8217;absence d&#8217;eau potable saine pendant que la rivière qui court le long de la frontière s&#8217;encrasse de débris.</p>
<p>Les villageois musulmans ont perdu la guerre contre l&#8217;Arménie sur cette ligne de cessez-le-feu et le pipeline ne devrait pas changer leur vie de manière significative. Aujourd&#8217;hui, le trajet de Tap-Karakoyunlu à Talysh passe au travers de 1002 kilomètres de détours dans le Caucase, à travers trois états une République miniature reconnue par personne.</p>
<p>La route commence le long du Pipeline, à l&#8217;ombre de la montagne Mraw de 3 500 mètres d&#8217;altitude, puis traverse le &#8220;Pont Rouge&#8221; vers la Géorgie, et vire brutalement vers le sud dans les hautes terres arméniennes.</p>
<p>L&#8217;Arménie est le parent pauvre parmi les États du Caucase. Ses frontières avec l&#8217;Azerbaïdjan et la Turquie fermées, le pays paie chèrement sa victoire durant la guerre dans l&#8217;enclave du Nagorno-Karabakh, pendant qu&#8217;il lutte avec une économie faible et des importations coûteuses. Le haut du mont Ararat, couvert de neige, la montagne sacrée d&#8217;Arménie, semble proche, juste derrière la Capitale, Erevan. Ararat, le lieu légendaire où se trouverait l&#8217;Arche de Noé, représente aujourd&#8217;hui l&#8217;endroit lointain de l&#8217;âme arménienne – mais la montagne reste sur le sol Turc.</p>
<p>Le voyage de deux heures vers le corridor de Lachin mène à des passages de convois d&#8217;obusiers traînés au travers des montagnes vers le Karabakh. Lachin sert de cordon ombilical entre la République d&#8217;Arménie et l&#8217;enclave du Nagorno-Karabakh contrôlée par l&#8217;Arménie.</p>
<p><strong>Une enclave isolée</strong></p>
<p>Ce couloir se termine à Stepanakert, la Capitale du Nagorno-Karabakh. A côté des affaires du gouvernement, les dirigeants de la République, qui n&#8217;est reconnue par aucune autre nation, passent leur temps à assurer la sécurité de la zone économique spéciale de l&#8217;enclave, où des fabricants suisses produisent des pièces d&#8217;horlogerie et où des russes polissent des diamants.</p>
<p>Cela prend deux heures encore pour atteindre Talysh, l&#8217;avant-poste Arménien au nord du Karabakh, parmi des routes non pavées et finalement, des chemins escarpés accessibles uniquement en Jeep. Talysh, fondée en 461 après JC, a traditionnellement été le nid d&#8217;aigle des Arméniens et le point dominant les basses-terres d&#8217;Azerbaïdjan. La région occupée par les voisins Musulmans des Arméniens se trouve directement sous Talysh, comme un succulent plateau de friandises – d&#8217;abord le village de Tap-Karakoyunlu, puis Naftalan, une ville touristique et finalement, le nouveau pipeline qui traverse l&#8217;horizon.</p>
<p>&#8220;Nous, Arméniens, sommes un petit groupe d&#8217;hommes, c&#8217;est pourquoi nous vivons dans les montagnes, le meilleur moyen de nous défendre nous-mêmes&#8221;, nous dit un résident de Talysh. Pendant la guerre, leur village fut occupé par les troupes d&#8217;Azerbaïdjan pendant 22 mois, ou jusqu&#8217;en avril 1994. De nombreuses maisons sont en ruine, et moins d&#8217;un quart de l&#8217;ancienne population de Talysh parmi 2 500 personnes est revenue. Ceux qui l&#8217;ont fait conduisent une fois de plus leurs troupeaux de cochons et de vaches au travers des rues, pendant que les femmes essorent leur linge au puits du village et les aînés sont assis sous les acacias, racontant leur illustre histoire à leurs gens.</p>
<p>L&#8217;Arménie est l&#8217;État Chrétien le plus ancien. Son Roi Trdat IV fut baptisé en 303. Toujours conscients d&#8217;une histoire qui couvre des milliers d&#8217;années, les Arméniens vivent aujourd&#8217;hui une existence isolée, comme dans un cocon. A cause de leur histoire, les nationalistes arméniens voient la lutte pour le Karabakh un peu plus qu&#8217;un petit bout d&#8217;une image bien plus grande. Pour les Arméniens, le génocide commis pendant les années de l&#8217;Empire Ottoman, dont un million de personnes furent les victimes en 1915, représente simplement le point culminant de la longue histoire de souffrances d&#8217;un peuple qui se voit comme un avant-poste loyal de la civilisation Chrétienne, à la frontière de l&#8217;Europe et de l&#8217;Asie.</p>
<p>Comme preuve de leur propre tolérance religieuse, les Arméniens du Karabakh aiment à montrer les deux minarets restés intacts de la Mosquée d&#8217;Agdam, qui trônent au dessus d&#8217;un paysage de ruines, comme deux points d&#8217;exclamation, rappelant ainsi les démons de la haine ethnique. Mais dans la mosquée, là où le mollah d&#8217;Agdam louait la gloire d&#8217;Allah, un vacher surveille désormais 27 vaches brunes, debout leurs sabots dans la bouse, pendant que les cochons se promènent dans les rues de la ville. Mais il n&#8217;y a plus personne pour se plaindre. Agdam, une ville florissante de 160 000 Musulmans Azéris avant la guerre, n&#8217;est plus aujourd&#8217;hui qu&#8217;un tas de poussière et de pierres désolé.</p>
<p>Bien qu&#8217;elle ait toujours été en dehors des frontières du Karabakh, les Arméniens continuent de garder Agdam comme &#8220;zone tampon&#8221; – une valeur marchandable pour le jour où une décision sera prise à propos du futur et des frontières du Nagorno-Karabakh, la région caucasienne du &#8220;Jardin Noir&#8221;.</p>
<p><strong>Un conflit qui couve.</strong></p>
<p>&#8220;Le groupe Minsk&#8221;, l&#8217;Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe qui a passé les 14 dernières années à lutter pour trouver une solution au conflit, s&#8217;est réuni récemment en mai pour discuter de la situation, mais sans résultat tangible. Une rencontre entre les Présidents d&#8217;Arménie et d&#8217;Azerbaïdjan a aussi été un échec. Le Président Arménien Robert Kocharian, né au Karabakh, et son homologue Azéri, le Président Illham Aliyev, qui vient d&#8217;un clan de l&#8217;enclave Azéri de Nakhitchevan, enferme à l&#8217;extrême les deux pays dans des positions extrêmement divergentes dans ce conflit.</p>
<p>L&#8217;Azerbaïdjan insiste sur la restitution complète des territoires occupés, alors que l&#8217;Arménie veut obtenir la reconnaissance de la déclaration d&#8217;indépendance du Nagorno Karabakh et d&#8217;une région voisine. Les Arméniens ont uniquement annulé leur demande que la région séparatiste soit annexée à l&#8217;Arménie.</p>
<p>Les puissances présentes au Karabakh ont adopté une attitude &#8220;coup de poker&#8221; vis-vis de la perspective du pipeline BTC qui entre en fonction dans les lignes de feu de leurs positions les plus avancées. Bien que le Karabakh soit inquiet à propos du récent discours menaçant venant de Baku, son Ministre des affaires étrangères, Massis Mayilian, espère que l&#8217;influence modératrice des investisseurs internationaux calmera les tensions. &#8220;Le projet requiert de la stabilité dans la région&#8221; Et nous sommes en faveur de cette stabilité. Le pipeline sera au milieu d&#8217;une zone de guerre dès que les Azéris engageront un conflit armé.&#8221;</p>
<p>Les étincelles qui volent entre les deux pays pourraient facilement tourner à une explosion totale le long du pipeline. L&#8217;expert militaire Azéri Useir Jafarov prévient que le régime des mollah de Téhéran pourrait répondre facilement à une attaque US sur l&#8217;Iran par une attaque de rockets contre le pipeline. Et l&#8217;un des défenseurs des droits civils le plus respecté en Azerbaïdjan, Karen Ohanjanian, a appelé à la &#8220;destruction du pipeline&#8221; si l&#8217;Azerbaïdjan utilisait ses pétrodollars pour financer une nouvelle guerre au Karabakh.</p>
<p><strong>Une nouvelle guerre ?</strong></p>
<p>Les communiqués de Baku indiquent clairement que le pays se prépare à la guerre, déclare Sairan Oganian, le Ministre de la Défense du Karabakh. Mais sa petite République, dit l&#8217;ancien officier de l&#8217;armée Soviétique, un Général et un vétéran de la guerre du Karabakh, est prête à toutes les éventualités : &#8220;notre structure de commandement est en place. Nous sommes capables de défendre le statu quo, mais aussi de répondre aux attaques ou de lancer nos propres actions défensives.&#8221;</p>
<p><img src="http://blog.russie.fr/images/reports/reportage_189_8.jpg" alt="Un panneau en Azerbaïdjan de Gejdar Aliev et son fils Elham Aliev - le président actuel." align="right" />Une force militaire de 25 000 soldats défend les 137 000 habitants du Karabakh. Combien de ces soldats ont été envoyés dans l&#8217;enclave depuis l&#8217;Arménie est une secret bien gardé. Mais il est indiscutable que le gouvernement du Karabakh est soutenu par l&#8217;argent et la logistique de l&#8217;Arménie, et que l&#8217;Arménie profite du soutien de son très ancien allié Russe, qui maintient encore des bases militaires dans le pays. En retour, la Russie s&#8217;est vue permise d&#8217;acquérir des secteurs clés de l&#8217;économie arménienne.</p>
<p>&#8220;Ce qui est vraiment en jeu, ici c&#8217;est la politique globale – Amérique contre Russie, et le plus important, le pétrole&#8221; nous dit Valery Babajian, l&#8217;historien de la ville à Talysh. Vétéran de la guerre du Nagorno-Karabakh de 1990, il n&#8217;a jamais oublié combien les Azéris ont saccagé les tombes de ses ancêtres quand ils marchaient vers le sud.</p>
<p>&#8220;Mais un jour&#8221;, nous dit Babajian, en montrant les plaines, &#8220;nous vivrons de nouveau en paix avec ce peuple là-bas, à Tap-Karakoyunlu&#8221;. Ces gens là-bas sont ceux pour lesquels la jeune recrue Ektan Hadjikaibov aux premières lueurs du matin. Le tir mortel a dû venir de là-bas, quelque part depuis les montagne au-dessus de Talysh, où les Arméniens barricadés dans des tranchées renforcées par des blocs de pierre et de barres d&#8217;acier, surveillent l&#8217;ennemi au travers d&#8217;étroites ouvertures dans leurs fortifications.</p>
<p>&#8220;A l&#8217;époque soviétique, nous calculions la distance avec l&#8217;Azerbaïdjan dans la rue, aujourd&#8217;hui, on utilise les distances d&#8217;artillerie&#8221; disent-ils.</p>
<p>Article posté Siberianna</p>
<p>Source: <a href="http://service.spiegel.de/">http://service.spiegel.de</a></p>
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		<title>Insolite : ou comment Jennifer Lopez aurait pu être l’Egérie du Vin Géorgien !</title>
		<link>http://blog.russie.fr/2006/09/07/insolite-ou-comment-jennifer-lopez-aurait-pu-etre-l%e2%80%99egerie-du-vin-georgie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Sep 2006 13:11:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>TALB</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CIS]]></category>

		<category><![CDATA[Food and baverages]]></category>

		<category><![CDATA[Georgia]]></category>

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		<description><![CDATA[Origine: Pravda.ru, 1er mai 2006
Cliquer ici pour obtenir l&#8217;article l&#8217;origine
The former Soviet republic of Georgia tries to maintain the image of one of its main products – Georgian wine – the imports of which to Russia have been recently banned. The little state in the Caucasus decided to stake everything on it and ask one of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Origine: Pravda.ru, 1er mai 2006</p>
<p><a href="http://english.pravda.ru/world/ussr/01-05-2006/79691-Lopez-0">Cliquer ici pour obtenir l&#8217;article l&#8217;origine</a></p>
<p>The former Soviet republic of Georgia tries to maintain the image of one of its main products – Georgian wine – the imports of which to Russia have been recently banned. The little state in the Caucasus decided to stake everything on it and ask one of the biggest Hollywood stars for help.<br />
<span id="more-113"></span><br />
The government of Georgia offered American dancer, singer, actress and fashion designer Jennifer Lopez (see pictures here) $500,000 to go to Georgia to celebrate Independence Day in the capital, Tbilisi, on May 26. J Lo was also asked to help promote one of Georgia&#8217;s most economically important products, wine, which was badly affected by what Tbilisi claims was a politically charged import ban imposed by the drink&#8217;s biggest consumer, Russia.</p>
<p>The star, however, rejected the offer. Lopez set forth too many conditions for her arrival to the country and asked for a much larger fee.<br />
Yesterday a government official admitted to the Interfax news agency that an offer had been made, and that Lopez had turned it down. The singer had also asked for overly expensive stage equipment, he said, adding that the money would have been raised through sponsors, not from the state budget.</p>
<p>A spokesman for Lopez could not be reached for comment.<br />
Georgia&#8217;s wine industry has been in crisis since Russian health officials imposed the ban, later extended to Georgian spirits, because of what it claims were unacceptable levels of pesticides found in bottles exported to Russia.</p>
<p>Georgia has described the ban as a political campaign that aimed at damaging its economy.<br />
Alcohol is Georgia&#8217;s second biggest export and about 70% of its wines are sold to Russia. Georgian President Mikhail Saakashvili, who has described Georgia as the &#8220;motherland of wine&#8221;, has visited China and Turkey to find new wine markets. He also hopes to introduce it to the United States.<br />
<a href="http://english.pravda.ru/world/ussr/01-05-2006/79691-Lopez-0">Cliquer ici pour obtenir l&#8217;article l&#8217;origine</a></p>
<p>Origine: Pravda.ru, 1er mai 2006</p>
<p>Article posté par TALB</p>
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		<title>Point sur le secteur des  Transports en Arménie</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 11:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Origine : Revue Objectif Est / été 2003
 
Le développement du secteur des transports fait partie des moyens de générer une croissance économique durable et de permettre à la plus petite des anciennes républiques de l’Union de se sortir de sa situation difficile. En effet, plusieurs secteurs dépendent de celui-ci : les mines et le bâtiment, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Origine : Revue Objectif Est / été 2003</p>
<p align="right"><img id="image36" height="71" alt="bandeau_index.gif" src="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2006/05/bandeau_index.thumbnail.gif" /> </p>
<p>Le développement du secteur des transports fait partie des moyens de générer une croissance économique durable et de permettre à la plus petite des anciennes républiques de l’Union de se sortir de sa situation difficile. En effet, plusieurs secteurs dépendent de celui-ci : les mines et le bâtiment, le tourisme.<span id="more-61"></span></p>
<p><strong>L’EXISTANT</strong></p>
<p><strong>Les Chemins de Fer :</strong></p>
<p>Le réseau (825 Km de voies électrifiées) se caractérise par ses structures obsolètes, sa lenteur, et sa main d’œuvre en sureffectif. Il a subit une dégradation de son environnement extérieur, avec la fermeture des frontières turques et azerbaïdjanaises. Ainsi, entre 1989 et 1999, les chemins de fer arméniens ont perdu 93% de leur trafic en volume.</p>
<p>Les réformes de l’Etat depuis l’indépendance ont porté sur le changement de la grille des tarifs, la destruction des structures et du matériel trop ancien et une réduction de personnel. On note également la restructuration de 1998 : les chemins de fer arméniens sont divisés en trois entreprises d’état – fret, capital roulant, infrastructures ; cette restructuration devait se traduire à la fin de l’an dernier par la disparition de la Direction du Rail du Ministère des Transport et la fusion des trois entités en une seule entreprise, placée sous la responsabilité de l’Etat.</p>
<p><strong>Les Routes :</strong></p>
<p>Le maillage des routes arméniennes (7 700 Km) est bien développé et permet  l’accès à toutes les régions du pays, même les plus reculées. Deux administrations sont compétentes pour la gestion du réseau : la Direction des Routes du Ministère des Transports pour les routes régionales interurbaines, et les mairies locales pour les routes municipales. La Direction des Routes a acquis une importance stratégique dans l’administration du secteur, du fait que la majorité du fret marchandises et du trafic passagers se fait par voie routière. On peut dire qu’elle produit un résultat conséquent, dans la mesure où elle gère les projets initiés par l’aide étrangère (voir plus loin) : ainsi, les routes arméniennes les plus utilisées sont maintenues en bon état.</p>
<p><strong>Les transports Urbains :</strong></p>
<p>En Arménie, les bus et minibus constituent le moyen de transport le plus pratique et le plus fiable. A Erevan la ligne de métro, fonctionne correctement mais sa desserte est limitée ; les revenus générés par le métro sont peu élevés, et les moyens alloués par l’Etat pour sa maintenance sont, en comparaison, disproportionnés. Enfin, les trolleybus circulent partout dans la capitale, mais ne se révèlent pas très fiables en raison des coupures fréquentes d’électricité sur le réseau urbain et surtout l’absence d’entretien des véhicules, qui provoquent chaque année des accidents graves.</p>
<p><strong>Les transports aériens :</strong></p>
<p>L’infrastructure est composée par trois aéroports internationaux – Tsvarnots et Erebuni près d’Erevan, Gumri dans la région de Shirak – et 9 aéroports locaux non militaires, bien que la plupart ne soient plus en état de fonctionnement. Les aéroports commencent à manifester les signes d’une obsolescence avancée – l’état des pistes et de la signalisation au sol laisse parfois à désirer, et les passagers doivent oublier les notions occidentales de confort. En septembre 2002, le gouvernement arménien et la compagnie argentine Aeropuertos Argentinos 2000 dirigée par Eduardo Ernekian, ont signé un accord portant sur la concession pour trente ans de l’aéroport d’Erevan-Tsvarnots.</p>
<p> </p>
<p><strong>LES QUESTIONS QUI SUBSISTENT</strong></p>
<p>Certes, l’Arménie a fait l’objet de la sollicitude et de la compétence des bailleurs de fonds internationaux. Cependant, plusieurs interrogations restent aujourd’hui non résolues.</p>
<p><strong>Rail</strong></p>
<p>Le secteur a besoin de provisionner des fonds dans les prochaines années pour remplacer les ponts et structures physiques en mauvais état, mais aussi pour renouveler le parc de wagons et de locomotives, dont le cycle de vie a largement été dépassé. De plus, les Arméniens doivent penser à entamer une coopération concrète et efficace avec les autorités géorgiennes dans la sphère des chemins de fer. Enfin, les trois entreprises d’état qui gèrent le réseau doivent se voir attribuer une structure directoriale, incluant des représentants du secteur privés, qui sauront prendre des mesures d’amélioration de la rentabilité du rail national.</p>
<p><strong>Routes</strong></p>
<p>Là encore, en premier lieu, la coopération doit être entamée avec la Georgie : en effet, le très mauvais état de la partie géorgienne de la route Tbilissi – Erévan est un facteur pesant sur l’accessibilité par le nord du réseau routier arménien. Phrase effacée…Il semble que l’Arménie ne soit pas en mesure de maintenir celui-ci en bon état sans les budgets de l’assistance extérieure. Des mécanismes internes de financements doivent être pensés dès à présent pour les années à venir.</p>
<p><strong>Air</strong></p>
<p>L’Etat arménien semble avoir joué la carte de la facilité en accordant la concession de l’aéroport de Tsvarnots à des étrangers. En revanche, il s’embourbe dans les affaires de la compagnie nationale Armenian Airlines : celle-ci semble très près du dépôt de bilan depuis 2001 ; elle a été plusieurs fois l’objet d’appels à privatisation, mais n’a pour l’instant attiré aucun investisseur étranger. La compagnie est grevée de dettes, et les sociétés de sous-traitance (assurance, fourniture des repas à bord), n’ont pas été réglées depuis plusieurs mois. Enfin, les appareils soviétiques de la flotte ne satisfont plus aux nouvelles normes européennes anti-bruit, et sont frappés d’interdiction d’atterrissage en Europe de l’Ouest.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>« La désorganisation des transports en Arménie est représentative d’une planifiction soviétique basée sur des régions économiques et ignorant les frontières administratives intérieures. L’éclatement de l’URSS a non seulement mis fin à cette cohérence mais a également entraîné sur le plan intérieur la perte des subsides habituellement alloués par le Centre. A l’image de certaines régions russes, l’Arménie peine à rénover ses infrastructures sans une intervention extérieure orientée sur les grandes infrastructures routières et les axes transnationaux. »</p>
<p>Article écrit par Roby</p>
<p>Origine : Revue Objectif Est / été 2003</p>
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