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	<title>Le Blog - Russie et Nouveaux Etats Indépendants &#187; Ukraine</title>
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	<description>Développement et richesses durables</description>
	<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 22:03:27 +0000</pubDate>
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		<title>Interview du Vice-président élu Alexandre Korolev - République Moldave du Dniestr</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 13:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimitri De Kochko</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[History]]></category>

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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Alexandre Ivanovitch Korolev a été élu (élections non reconnues internationalement) en décembre dernier vice-président du président historique de la République Moldave du Dniestr, Igor Smirnoff. Il représente une nouvelle génération et c’est un administrateur et un technocrate qui avait occupé précédemment le poste de ministre de l’intérieur. Selon la Constitution de la Transnistrie, le vice-président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alexandre Ivanovitch Korolev a été élu (élections non reconnues internationalement) en décembre dernier vice-président du président historique de la République Moldave du Dniestr, Igor Smirnoff. Il représente une nouvelle génération et c’est un administrateur et un technocrate qui avait occupé précédemment le poste de ministre de l’intérieur. Selon la Constitution de la Transnistrie, le vice-président prend automatiquement la place du président si ce dernier se retire. Une éventualité qu’on a souvent entendu évoquée à Tiraspol.</p>
<p>Juillet 2007 à Tiraspol</p>
<p>Korolev : La formation de notre Etat est le résultat de l’effondrement de l’Union soviétique. Les frontières qui ont été fixées artificiellement par l’Etat soviétique ont débouché sur des situations conflictuelles. L’une des raisons de ce conflit ici est que le territoire de la « République moldave du Dniestr » n’a jamais été compris dans un Etat moldave. Et les frontières qui ont été dessinées pour d’autres buts sous Staline ne pouvaient en aucun cas refléter les réalités des pays concernés. C’est ce dont nous sommes victimes aujourd’hui ! La Bessarabie se trouvait entre le Dniestr et la rivière Prout. Nous, nous sommes de l’autre coté du Dniestr et nous étions en Ukraine. Même après l’effondrement de l’URSS et la proclamation de l’indépendance de la Moldavie, qui a été trainée à l’ONU en fait par les dirigeants roumains, nous n’avons jamais fait partie de cet état, sauf dans la période 1944-1990 dans le cadre de l’URSS.<br />
Pour résoudre la question aujourd’hui, il faut partir de l’histoire et reconnaître que notre territoire n’a jamais fait partie de la Moldavie.</p>
<p><strong>Question : Aujourd’hui, le conflit est « gelé ». Voyez-vous un moyen de le « dégeler » en quelque sorte ?</strong></p>
<p>Korolev : Dégeler un conflit ce n’est pas encore le résoudre ! Pour le dégeler, rien de plus simple : il suffit qu’une des parties entame des actions guerrières. Mais ce n’est pas ça qui va aider à résoudre le conflit ! Or c’est la vraie question. Comment résoudre le problème pour de bon ? Pour qu’il ne renaisse pas sans cesse, il faut trouver une voie équitable, c&#8217;est-à-dire tenant compte des intérêts politiques, économiques, vitaux des deux parties.<span id="more-296"></span></p>
<p>Et bizarrement, les politiques ne veulent pas le comprendre et font sans arrêt la même erreur. Pour parvenir à régler ce conflit, il faut avoir une approche pragmatique.<br />
Il y a deux protagonistes qui ont chacun leur position. Il est indispensable de rapprocher ces positions, de négocier et de discuter. Et non de menacer ou d’assiéger, en instaurant des embargos économiques, ou de répandre toutes sortes d’absurdités dans le monde entier en cherchant à faire peur et en essayant de mêler au conflit des Etats plus grands et plus forts pour parvenir à une règlement unilatéral par la contrainte.</p>
<p>Il n’y a pas d’autres solutions qu’un règlement négocié, tenant compte de l’intérêt de tout le monde. Même s’ils parviennent à régler momentanément les choses par la force et la violence, ça ne sera que provisoire à l’échelle historique. Et le conflit se rallumera inévitablement tôt ou tard. C’est pourquoi, pour nous il ne peut y avoir de solution que par un respect mutuel et une volonté de s’entendre.</p>
<p><strong>Question : Quel a été et est le rôle de la Russie ?</strong></p>
<p>Korolev : Le rôle de la Russie a été considérable comme force d’interposition et de paix. Les combats et l’effusion de sang ont pu être arrêtés grâce aux soldats russes. Et depuis que l’armée russe a reçu le mandat de force de paix, il n’y pas eu un seul combat sérieux en dehors de quelques incidents et accrochages et aucun tué, même parmi les soldats de la paix. C’est sans doute le seul cas au monde où ça se passe aussi bien.</p>
<p>Alors quand on vient nous parler de « la nécessité absolue » de changer les forces de paix, nous posons la question : « si ça marche aussi bien, quel besoin avons-nous de faire des expériences et de changer le format ? »<br />
La Russie ne peut sans doute pas rester indifférente, même si elle le voulait, à la situation chez nous. D’abord en tant qu’héritier juridique de l’URSS, ensuite en tant qu’Etat interpellé par le sort de ses citoyens ou compatriotes vivant chez nous, c&#8217;est-à dire quelque 30% de la population.</p>
<p>Elle n’en a pas moins toujours pris une position très équilibrée. En tant que pays garant de la paix, elle s’est toujours attachée aux situations réelles sur le terrain.<br />
Aujourd’hui, comme vous avez dû le remarquer, la Russie mène une coopération très intense avec la république de Moldova. En un mois, il vient d’y avoir trois rencontres au sommet. C’est naturel. Parce que la situation qui s’est créée ici inquiète tout le monde : la Russie, l’Union européenne, nous-mêmes et tous les gens qui vivent ici.</p>
<p>La Russie a une position équilibrée et réaliste qui prend en compte les intérêts de toutes les parties. Nous voyons d’ailleurs que la direction de la Moldova y arrive aussi. Ils semblent comprendre maintenant que ces ruades et rodomontades extrémistes permanentes auxquelles ils se livraient ne mènent nulle part et qu’elles n’apportent rien en dehors de pertes économiques et d’un regain de tension.<br />
Nous sommes reconnaissants à la Russie pour ce rôle là.</p>
<p><strong>Question : Face aux mesures d’embargo de l’an dernier, la Russie vous a accordé une aide mais elle l’a cessée depuis mars dernier ?</strong></p>
<p>Korolev : Je ne peux parler à la place des dirigeants russes. L’économie est un organisme vivant qui trouve toujours un moyen de survivre. Il est vrai que l’acuité du problème s’est maintenant réduite. Il est sûr que la situation s’est compliquée pour nous, il est vrai que nous supportons des dépenses bien plus importantes mais néanmoins on s’est redressé et nous pouvons à nouveau faire face à la plupart de nos obligations grâce aux programmes économiques réorganisés. C’est peut être pour ça qu’il n’y a plus de nécessité absolue de nous aider par une injection directe. Nous nous en tirons tous seuls.</p>
<p>Et puis vous savez, la vie d’un Etat ne dépend pas uniquement de questions économiques. Tant que nos concitoyens estimeront que nous ne pouvons pas faire autrement que de construire notre propre Etat, aussi éprouvant que cela puisse être, cet Etat continuera à exister.</p>
<p><strong>Question : La situation du Kosovo peut-elle avoir des conséquences pour vous ? Servir de précédent ?</strong></p>
<p>Korolev : Ce n’est que maintenant qu’on se met à nous comparer. Les combats entre nous et la Moldavie ont eu lieu en 1992 et dès cette époque, la question de l’indépendance se posait pour nous. En Yougoslavie, les combats ont eu lieu plus tard et pourtant, les états concernés se sont vus attribuer leurs indépendances. Et nous toujours pas. Pourtant notre situation est très comparable, moins au Kosovo, qu’aux républiques de l’ex Yougoslavie. (…)</p>
<p>On peut sans doute en déduire, que ces situations parallèles ne se résolvent pas en fonction de nos problèmes territoriaux et de souveraineté mais en fonction de jeux politiques d’autres états. Mais je ne peux entrer là-dedans.<br />
J’attire tout de même votre attention sur le fait que nous sommes l’un de premiers pays à avoir parcouru ce chemin. Dieu lui-même nous a permis de survivre depuis 17 ans en tant qu’Etat indépendant et souverain qui a démontré sa viabilité. Car vous savez la souveraineté, ce n’est pas simplement une reconnaissance de l’ONU. Si on se fonde sur les définitions du Traité de Westphalie qui a déjà plus d’un siècle, la définition d’un état souverain est plus complète que ça. Selon ces critères là, nous sommes depuis longtemps un état souverain avec tous ses attributs.</p>
<p>Les Kosovars ont sans doute beaucoup à apprendre pour construire un état en respectant toutes les nationalités et leurs différentes traditions. Pour préserver la paix sociale et interethnique sur un territoire où vit une dizaine de nationalités et où toutes les confessions ont les mêmes droits.</p>
<p>Dans toute notre histoire, nous n’avons détruit aucune église ou temple, aucune nationalité n’a subi de nettoyage ethnique ni de génocide… C’est pourquoi, la question ne dépend sans doute pas du degré de nécessité, d’équité ou de désir d’indépendance. Tout est dans un jeu politique de tel ou tel état qui attend un certain nombre de dividendes politiques de la résolution ou de la non-résolution de ces questions.</p>
<p><strong>Question : on accuse votre pays d’être « une poudrière de l’Europe » et de se livrer à des trafics d’armes et de drogue. Qu’en est-il ?</strong></p>
<p>Korolev : Je connais ces accusations par la presse comme vous. La réalité ne coïncide pas du tout avec ce qui est raconté au lecteur d’Europe occidentale.<br />
N’importe quelle personne un tant soit peu familière avec le monde de la technique ne peut que rire des accusations qui sont proférées ça et là contre nous. Une arme c’est un produit de haute technologie qui suppose des industries capables de le produire.<br />
Pour fabriquer un fusil d’assaut Kalachnikov il ne suffit pas de le vouloir ! Il faut les machines et les équipements pour le faire. Nos usines et nos équipements ont été inspectés à plusieurs reprises par des experts ukrainiens, russes et internationaux.<br />
Notre République a pris plusieurs fois l’initiative de proposer à des experts de l’Union européenne de venir inspecter nos usines pour qu’on soit débarrassé une bonne fois de ces accusations de fabrication d’armes. Nous n’avons toujours pas de réponses.<br />
On nous accuse de produire 5 millions d’armes automatiques. Vous vous rendez compte 5 millions ! C’est un chiffre incroyable. Comment des politiciens peuvent-ils avancer de telles absurdités ?</p>
<p>Notre pays se trouve enclavé entre l’Ukraine et la Moldova. A notre frontière, travaille une mission européenne de contrôle depuis deux ans. Elle n’a signalé aucun cas de contrebande d’armes ou de drogues. Logiquement, cela devrait mettre fin au mythe. Nous n’avons pas d’usines pharmaceutiques ici et ne pouvons pas produire de drogues de synthèse ou autre. Les drogues que nous arrêtons à nos frontières arrivent d’Ukraine ou de Moldova. Nous avons signalé ces cas à la Rada suprême d’Ukraine, à d’autres ministères mais nous n’avons aucune réponse.</p>
<p>J’affirme en pleine responsabilité que les accusations de production d’armes et plus encore de leur exportation sont un mensonge.<br />
Le seul dépôt d’armes que nous ayons sur notre territoire et qui est resté encore de l’URSS après le départ de la 14ème armée russe se trouve dans le village de Colbasna au nord. Il est gardé par l’armée russe. Autour du village, il y a trois niveaux de garde, dont un détachement de l’armée de notre république. Des experts internationaux de l’OSCE y font des inspections régulières. Ils vérifient notamment l’état de conservation et la qualité du stockage des munitions. Car dans ce dépôt il y a essentiellement des munitions, dont au moins un tiers voire plus ne s’emploient plus du tout. Ce sont des munitions obsolètes. C’est le dernier dépôt et on ne peut l’évacuer pour une seule raison : c’est la Moldova qui a décrété l’embargo ferroviaire et il n’y a plus de gare en fonction à Colbasna.<br />
Tout l’armement, sous contrôle de l’Union européenne conformèment aux accords internationaux FCE, a été emmené en Russie. Et ce qui n’a pas été expédié a été détruit en présence d’observateurs internationaux. Les chars ont été découpés.</p>
<p>Aujourd’hui, il y a environ 1.500 soldats russes qui assurent les missions d’interposition et de garde des entrepôts de munitions.<br />
Il n’y a pas d’autres dépôts ni d’aéroports clandestins. En 17 ans, il aurait été possible de trouver des preuves irréfutables de trafic d’armes, de contrebandes ou autre. Moi je n’ai pas connaissance de tels cas et personne d’autre ne dispose d’informations en ce sens.</p>
<p><strong>Question : Quelle perspective pour votre république ? A-t-elle un espoir ?</strong></p>
<p>Korolev : Le mot espoir apparaît souvent chez des gens qui ont un problème. Nous vivons depuis dix sept ans d’une vie que nous voulons la plus normale possible. Nous construisons notre état. Essayons de résoudre nos problèmes. Et nous demander si nous allons survivre encore 5 ans, 10 ans, ce n’est pas juste. Vous ne demandez pas ça à n’importe quel autre état. Si les gens travaillent et estiment qu’ils ont fait un choix d’état à eux où ils veulent vivre, il y a un avenir. Si d’autres pensent qu’on peut décider de l’avenir des peuples et des petits pays par des négociations entre grands états, c’est sans doute une erreur qui a toujours conduit à des effusions de sang dans l’histoire.<br />
Il faut résoudre les problèmes locaux en partant des intérêts des populations qui vivent sur place.</p>
<p>Recueillie par Dimitri de Kochko<br />
Article posté par Dimitri De Kochko</p>
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		<title>La République Moldave du Dniestr - Fiche technique</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 12:53:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimitri De Kochko</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Pridnestrovié ou Transnistrie
La République moldave du Dniestr a été proclamée le 2 septembre 1990 par le
2e Congrès des représentants du peuple (députés). Cette date est la fête nationale.
Territoire : 4 163 km2.
Capitale : Tiraspol.
Principales villes : Bendery, Rybnitsa, Dubossary.
Population au 1er janvier 2005 : 555 000 habitants, dont 34 % de Moldaves,
30 % de Russes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pridnestrovié ou Transnistrie</strong></p>
<p>La République moldave du Dniestr a été proclamée le 2 septembre 1990 par le<br />
2e Congrès des représentants du peuple (députés). Cette date est la fête nationale.<br />
Territoire : 4 163 km2.</p>
<p>Capitale : Tiraspol.<br />
Principales villes : Bendery, Rybnitsa, Dubossary.<br />
Population au 1er janvier 2005 : 555 000 habitants, dont 34 % de Moldaves,<br />
30 % de Russes, 28 % d&#8217;Ukrainiens.</p>
<p>Subdivisions administratives et territoriales : 5 districts administratifs et 5 villes d&#8217;importance républicaine.</p>
<p>Langues officielles : moldave, russe, ukrainien.<br />
Religions : Chrétiens majoritaires, traditionnellement juifs mais beaucoup ont émigré, peu de musulmans.</p>
<p align="center"><strong>La Moldova avec la Transnistrie en clair<br />
</strong><br />
<a href="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/11/Moldavie-Pridnestrovie-Transnistrie.png" target="_blank"><img id="image294" style="width: 432px; height: 319px;" src="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/11/Moldavie-Pridnestrovie-Transnistrie.png" alt="Moldavie-Pridnestrovie-Transnistrie.png" width="432" height="319" /></a></p>
<p>Unité monétaire : rouble du Pridnestrovié.<br />
Pouvoir législatif : assemblée représentative élue (Le Soviet Suprême)<br />
Pouvoir exécutif : Président, Vice-Président et le gouvernement<br />
Pouvoir judiciaire : système judiciaire + Conseil constitutionnel depuis 2002<span id="more-291"></span></p>
<p>Le Président, élu pour cinq ans, est le chef de l’Etat. Il forme le gouvernement, administre et coordonne toutes les structures étatiques, représente la République dans les relations internationales. Il est le commandant en chef des forces armées. Le Soviet Suprême, parlement monocaméral, est l’instance suprême du pouvoir représentatif et législatif de la République. Elu pour cinq ans, il est dirigé par un président.</p>
<p>Le système des pouvoirs locaux fonctionne sur la base de la division administrative et territoriale. Le pouvoir local s&#8217;exerce par l&#8217;intermédiaire des organes locaux du pouvoir d&#8217;Etat et des organes de l&#8217;autonomie locale.</p>
<p>Le pouvoir local est représenté par les Conseils des représentants du peuple : de ville, de district et de village. Il forme, avec Le Soviet Suprême, le système des organes représentatifs du pouvoir d&#8217;Etat. Elus pour cinq ans par les citoyens résidant en permanence dans les circonscriptions correspondantes, les Conseils des représentants du peuple gèrent les questions locales, défendent les intérêts de la population, appliquent les décisions des autorités supérieures et veillent au respect de la légalité et de la justice.</p>
<p>Au plan politique, le 1er janvier 2007, 10 formations politiques avaient été enregistrées ainsi qu&#8217;une centaine d&#8217;associations.</p>
<p align="left">Médias officiels : une radio et une télévision d&#8217;Etat, une agence d&#8217;information – Olvia-Press – des journaux centraux – le Pridnestrovié (en russe), Gomin (en ukrainien), Adeverul Nesterian (en moldave) et des revues – L&#8217;Economie du Pridnestrovié, le Bulletin d&#8217;information économique et juridique.</p>
<p>Article posté par Dimitri De Kochko</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour d’un pays qui n’existe pas…</title>
		<link>http://blog.russie.fr/2007/11/24/transnistrie-pays-qui-n-existe-pas/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 12:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[History]]></category>

		<category><![CDATA[Politics]]></category>

		<category><![CDATA[Rep. of Moldova]]></category>

		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Les signes de retour de la guerre froide en Europe avec l’installation de radars et de missiles américains aux frontières de la Russie et les réponses de cette dernière, risquent de placer à nouveau sur le devant de la scène des régions oubliées et des conflits gelés à la suite de l’implosion de l’empire soviétique.
Parmi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les signes de retour de la guerre froide en Europe avec l’installation de radars et de missiles américains aux frontières de la Russie et les réponses de cette dernière, risquent de placer à nouveau sur le devant de la scène des régions oubliées et des conflits gelés à la suite de l’implosion de l’empire soviétique.</p>
<p>Parmi ces derniers, la République Moldave du Dniestr ou Transnistrie, est la plus proche de nous.</p>
<p>Considérée comme une région de la Moldova, elle espère depuis 17 ans une reconnaissance internationale qu’une indépendance du Kosovo après celle du Monténégro pourrait légitimer.</p>
<p>Avec les nouveaux enjeux géopolitiques, on reparlera sans doute de la Transnistrie-République moldave du Dniestr décrite ici de l’intérieur, comme rarement dans la presse occidentale. Souhaitons pour les Moldaves des deux rives que ce soit dans le sens d’un compromis, peut être pas complètement exclu à lire de près <a href="http://blog.russie.fr/2007/11/24/interview-du-vice-president-elu-alexandre-korolev-republique-moldave-du-dniestr/">l’interview accordée à notre envoyé spécial par le nouveau vice-président, Alexandre Korolev</a>.</p>
<p>Etrange impression que celle d’un pays qui « n’existe pas » et où pourtant il y a des gens, des villes, des champs, des usines, des supermarchés, des transports, des téléphones portables et internet…. Pas une contrée cachée derrière une cascade mystérieuse, ni un musée vivant cryogénisé à la coréenne du nord, comme on le croit parfois ou comme pourrait le laisser penser un drapeau à faucille et marteau. C’est l’est de l’Europe d’aujourd’hui.</p>
<p>Entre la Moldavie et l’Ukraine, sur 4.135 km2, presque deux fois le Luxembourg, quelque 550.000 habitants parlant trois langues différentes avec le russe comme langue commune, attendent la fin d’une incertitude qui les mine, les empêche de faire des projets et de travailler normalement car personne ne les reconnaît, en dehors d’eux mêmes. Ils commercent malgré tout, voyagent grâce à d’autres passeports, sont exploités par leurs voisins qui profitent de la situation mais bénéficient sans doute parfois de leur statut « hors des lois » car sinon comment comprendre une situation gelée depuis dix sept ans ?<span id="more-289"></span></p>
<p>Le pays a un nom ou plutôt plusieurs : la République Moldave du Dniestr (un fleuve de 1.500 km de long qui fait frontière entre l’Ukraine et la Moldavie) ou Transnistrie, qu’on orthographie parfois Transdniestrie.</p>
<p>La polémique commence dès le nom : Transnistrie est lié au point de vue de la Moldavie, puisque le territoire contesté est de l’autre coté du fleuve. En fait, il est sur les deux rives et c’est pourquoi en russe il s’est nommé « le long du Dniestr » ou Prednistrovie. On dira République moldave du Dniestr (RMD), ce qui parait le plus neutre, d’autant que la Moldavie est elle aussi « transdniestrienne » vue de l’autre coté !</p>
<p>C’est avec la Moldavie qu’il y a un problème dès 1989-1990 et les premiers craquements qui ont annoncé l’éclatement de l’URSS en 1991. Si pour la « communauté internationale », le « Prednistrovie » n’est qu’une région de la Moldavie, en fait les deux parties de cette ancienne république soviétique ont une histoire bien différente qui explique la situation actuelle et le conflit qui en 1992 a tout figé dans le sang. (cf. encadré)</p>
<p><strong>Un cas d’école du traitement stalinien de la question nationale</strong></p>
<p>La question est un véritable cas d’école des conflits locaux provoqués par l’effondrement de l’URSS avec en arrière fond le découpage de frontières imposé par Staline pour jouer des oppositions entre peuples, afin de se garantir des leviers de pouvoir.</p>
<p>La Moldava actuelle et une partie, aujourd’hui ukrainienne, qui donnait un accès à la Mer noire près d’Odessa, s’appelait la Bessarabie. La rive gauche du Dniestr n’en était pas. Elle a été prise aux Ottomans par les Russes dès la fin du XVIII ème siècle et le reste de la Bessarabie-Moldova seulement au début du XIX ème siècle. Depuis cette époque, des populations de différentes ethnies, religions et nationalités se sont fixées sur les rives du Dniestr, pas toujours de leur plein gré.</p>
<p>Après la guerre civile qui a suivi la révolution de 1917, le pouvoir bolchevique perd la Bessarabie mais la région aujourd’hui transdniestrienne n’en fait pas partie. De 1924 à 1940, une République autonome moldave est créée au sein de la République soviétique fédérée d’Ukraine. C’est de cette période, où elle a été une entité à part entière, que l’actuelle RMD estime tirer sa légitimité.</p>
<p>En 1939, le pacte Ribbentrop-Molotov permet à l’URSS de reprendre pied en Bessarabie roumaine et en 1940, les deux parties sont unifiées par Staline sous le nom de Moldavie. Artificiellement, du point de vue à la fois roumain et transnistrien, pour une fois d’accord. Non content d’avoir créé un conflit potentiel au sein du nouveau pays, Staline lui a aussi retiré son accès à la mer, sans doute par souci de créer des relations « fraternelles » avec l’Ukraine.</p>
<p>L’unification dure peu mais elle a pour conséquence que les allemands nazis laissent la Roumanie alliée occuper cette partie de l’Ukraine pendant la guerre mondiale. A la fin de la guerre, la Moldavie « unifiée » par Staline est reconstituée comme République fédérée. Elle garde sa langue quasi-roumaine mais orthographiée en caractères cyrilliques, contrairement aux Roumains. C’est une des querelles actuelles car en république moldave autonome ukrainienne d’avant guerre le cyrillique était utilisé.</p>
<p align="center"><strong>Les modifications territoriales issues du pacte germano-soviétique<br />
</strong><br />
<a href="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/11/Pacte-Ribbentrop-Molotov-1.png" target="_blank"><img id="image292" style="width: 366px; height: 251px;" src="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/11/Pacte-Ribbentrop-Molotov.jpg" alt="Pacte-Ribbentrop-Molotov.jpg" width="366" height="251" /></a></p>
<p align="center">Source Wikipédia / cliquez dessus pour agrandir</p>
<p>Le souvenir de l’occupation roumaine, que les Transnistriens décrivent encore aujourd’hui comme très dure, a joué un rôle déterminant en 1989, lorsque les tendances nationalistes Moldaves d’outre Dniestr à Kichinev (Chisinau) ont pris une influence décisive et commencé à parler d’unification avec la Roumanie.</p>
<p>Ils ont joint les actes aux paroles en introduisant le drapeau tricolore roumain, qui a immédiatement évoqué les années noires, et voulu obliger les gens à passer à la langue roumaine orthographiée qui plus est en caractères latins ! Le moldave ancien était écrit en cyrillique, selon les historiens moldaves transnistriens qui s’appuient sur des textes du XVIII ème siècle exposés au musée de Tiraspol, la capitale…</p>
<p>Les russophones et ukrainophones de la Transnistrie (65% de la population) appuient évidemment cette thèse et restent attachés à l’usage de leur langue. Ils ne souhaitent pas se retrouver étrangers dans leur pays, souvent depuis des générations.</p>
<p>Par ces mesures très symboliques et linguistiques, insupportables pour les non roumanophones, les tendances nationalistes moldavo-roumaines ont entamé en 1989 le processus de sortie de l’URSS. Sans vraiment tenir compte des objections des députés de l’ancienne partie ukrainienne, font valoir ces derniers. Ils réclament notamment une « exception » linguistique pour avoir le droit de conserver leur langue russe, ils proposent une confédération et des formes d’autonomie qui sont toutes refusées.</p>
<p>En réaction, ils restent attachés à l’URSS et à la langue russe qui est un dénominateur commun dans cette région multinationale, contrairement à l’ancienne Bessarabie plus homogène moldave. Ils ont aussi des arguments économiques car c’est dans leur partie de la République fédérée que se trouvent les plus grosses industries et les centrales électriques. Et ils trouvent incontestablement un écho dans leur population. Cette dernière a voté à plusieurs reprises et dès 1991 à plus de 80% en faveur d’un état indépendant proclamé l’année précédente. Elle y a aussi été poussée par l’exemple de Turcs chrétiens gagaouzes, plus au sud, qui ont également été en butte aux tendances nationalistes des nouveaux maîtres de Chisinau.</p>
<p>Et lorsque les députés issus de Transnistrie et Igor Smirnov, l’actuel président de la République autoproclamée, sont arrêtés et détenus à Kichinev-Chisinau fin 91, des grèves politiques sont massivement suivies, des femmes bloquent les chemins de fer.<br />
Le tout aboutit à une guerre de 40 jours très sanglante et cruelle en 1992 à laquelle met fin l’intervention de la 14ème armée russe. Cette guerre a commencé par des « liquidations » par des hommes de main moldaves d’opposants politiques, puis s’est étendue par deux offensives militaires à Dubossary et Bendery, repoussées par la population d’abord puis par les troupes russes commandées par le général Lebed. La 14ème armée s’est retirée depuis laissant sur place un contingent d’interposition reconnu internationalement de quelque 600 hommes, selon les officiels à Tiraspol.</p>
<p>La « guerre de 92» reste aujourd’hui l’un des piliers fondateurs, constamment évoqué partout, de la République moldave du Dniestr actuelle qui en tire une partie de sa légitimité et justifie sa relative intransigeance.</p>
<p><strong>L’aggravation de l’embargo ravive un conflit gelé</strong></p>
<p>Depuis l’an dernier, le conflit « gelé » depuis des années se ravive. Le contexte géopolitique général n’y est sans doute pas étranger. Sur le terrain, entrent en vigueur des mesures de blocage économique obligeant les entreprises qui exportent essentiellement vers l’Ukraine, la Russie et la CEI, de le faire à travers la Moldavie, ce qui contraint à des détours routiers et des démarches coûteuses et parfois aléatoires, selon les entrepreneurs interrogés à Bendery et Tiraspol.</p>
<p>Le 1er juillet 2007, des mesures similaires concernant les importations devaient entrer en vigueur. Elles ont été annulées ou repoussés quelques heures avant d’être appliquées. Sans doute grâce à des négociations secrètes entre Moscou et Chisinau.<br />
En règle générale, la Russie se montre très prudente par rapport à la question de la Transnistrie. Elle maintient son contingent de casques bleus et a apporté une aide financière directe provisoire de 30 millions de dollars après les mesures d’embargo contre la Transnistrie mais elle se garde de reconnaître l’indépendance et ménage nettement la Moldova. Beaucoup trop au goût de certains responsables de Tiraspol qui ne le disent jamais publiquement.</p>
<p>Depuis le 3 mars 2006, l’Ukraine, client et principal transitaire des exportations transnistriennes qui contrôle le port d’Odessa, passage obligé, faute d’accès à la mer et d’absence d’aéroport praticable, exige des documents de transit visés par les douanes moldaves. Cela contraint à des détours par la Moldavie et évidemment implique une double corruption des douanes moldaves et encore davantage semble-t-il des douanes ukrainiennes. Car, les « autorités » de Transnistrie ne veulent évidement pas que des fonctionnaires moldaves accomplissent des actes de souveraineté sur leur territoire.</p>
<p><strong>Un système de préférences à géométrie variable avec l’UE</strong></p>
<p>En revanche, l’exportation par la Moldavie vers l’Union européenne permet de bénéficier du régime préférentiel que l’UE accorde à la Moldavie, reconnaissent les entrepreneurs transnistriens concernés (20% des exportations). Ils relèvent toutefois que les Moldaves n’autorisent pas toujours les exportations et exercent des chantages sur certaines entreprises. Le système des « préférences », élaboré par l’UE, prévoit aussi un enregistrement des entreprises en Moldova et donc des contrôles que les fonctionnaires de Chisinau ne peuvent exercer. Ajouté à des systèmes d’exemption fiscale jusqu’en 2008, le but est de créer des tensions entre les entreprises transnistriennes et le pouvoir installé à Tiraspol.</p>
<p>Les entrepreneurs interrogés font valoir que certaines entreprises pourtant enregistrées en Moldova ne sont pas autorisées à exporter pour autant, sans recevoir d’explications. C’est par exemple le cas de la grande usine de machines-outils de Bendery. Ils regrettent donc cette application « à la tête du client » qui compromet de fait l’efficacité des mesures concoctées par l’UE pour aider la Moldova contre la Transnistrie. Ils affirment aussi que les aides de l’Union européenne calculées et destinées pourtant aux populations vivant sur le territoire de la rive gauche ne parviennent jamais et restent bloquées à Chisinau.</p>
<p>Quant à l’Ukraine, elle aurait perdu en raison de ces limitations introduites après l’arrivée au pouvoir de la coalition orange à Kiev, près de 200 millions de dollars en 2006, selon les officiels transnistriens.</p>
<p>Car l’enjeu des exportations est fondamental pour cette région où s’est concentrée l’industrie à l’époque soviétique. La Bessarabie était de son coté, la province « pauvre » de la Roumanie.</p>
<p>De grosses usines (machines-outils, cimenteries, textiles… ) alimentées par deux centrales électriques qui rendent le « pays » excédentaire en énergie, garantissent, au moins partiellement, la survie économique de la République non-reconnue.<br />
L’agriculture aussi pourrait être prospère grâce à des bonnes terres et un climat favorable. Mais elle est bizarrement délaissée et il n’y a même pas de ministère de l’agriculture. La réforme foncière n’est pas faite et le statut des terres n’est sans doute pas définitif. L’industrie agro-alimentaire est parfois laissée en déshérence. La question provoque des débats serrés au sein du petit monde économique et politique de Tiraspol.</p>
<p>Les sanctions ont eu un effet. Les dirigeants de la RMD reconnaissent que les entreprises ont dû s’arrêter de travailler deux mois l’an dernier. Que le PIB tout en gardant une croissance impressionnante à 8% pour 2006, selon les chiffres officiels, n’a pas été au niveau de ce qu’il aurait dû être. Les mêmes sources annoncent un déficit budgétaire de 30% par rapport aux prévisions pour 2007. A la Chambre de Commerce de la République du Dniestr, on évalue les surcoûts dûs aux déplacements supplémentaires à quelque 20 millions de dollars en transports et en pertes pour paiements. Selon la CCI, cela représente une pénalité moyenne de 3% sur tous les prix pratiqués et altère donc la compétitivité.</p>
<p>Une limitation identique des importations aurait frappé aussi toute l’industrie de la machine outil qui a besoin de composants et de matières premières et l’industrie de transformation comme le textile qui bénéficie de quelques délocalisations d’Europe occidentale.</p>
<p>Les dirigeants de la Transnistrie et les entrepreneurs interrogés affirment que la loi protège les salariés qui doivent percevoir un revenu, même si leur entreprise est en chômage technique. Les entrepreneurs interrogés sur le sujet affirment qu’ils s’en sont tirés par des emprunts bancaires contractés auprès des banques privées locales.</p>
<p><strong>Accélération d’une privatisation prudente mais peu transparente</strong></p>
<p>La privatisation a été plus lente que dans d’autres régions ou pays de l’ex-URSS.<br />
Et les dirigeants actuels font valoir avec une certaine fierté et en jouant sur les sentiments « nostalgiques » des aspects sécurisants de l’ex URSS, répandus dans une bonne partie de la population, qu’ils ont su éviter « grimaces du capitalisme sauvage » qu’a connues la Russie avec par exemple la « voucherisation » (privatisation au début des années 90 par distribution de « vouchers » sans valeur à la population) et de la spoliation de masse qui s’en est suivie.</p>
<p>La privatisation a effectivement été plus lente et des mesures d’instauration de « capitalisme populaire » ou d’autogestion ont été prévues et parfois appliquées sincèrement dans certaines entreprises. La participation du personnel au capital est quasi généralisée mais pas forcément égalitaire ni équitable. Tous les gens rencontrés ont dit avoir un niveau de vie supérieur à la Moldavie voisine. Mais les accusations de privatisation pour le moins peu transparentes sont courantes et les cercles proches du pouvoir sont souvent soupçonnés d’en avoir largement profité.</p>
<p>Le déficit budgétaire de l’an dernier a accéléré les choses : les privatisations se sont intensifiées.<br />
Compte tenu de l’isolement politique, peu d’investisseurs étrangers sont susceptibles de se manifester. Et il se trouve des investisseurs nationaux. Et même de très gros investisseurs dont l’origine des revenus est aussi peu limpide que dans le reste de l’ex URSS. Malgré les sanctions et l’isolement, il y a des gens riches voire même des oligarques en République moldave du Dniestr.</p>
<p>Le plus visible et le plus étonnant est incontestablement le holding « Sheriff ». Si l’on avait souhaité une atmosphère western, il eut été difficile de faire mieux ! Sheriff est présent partout en Transnistrie et contribue incontestablement à une image de modernité et même d’aisance : BTP, télécoms, transports, produits pétroliers et pompes à essence, pub et édition, vente d’automobiles (dont Mercedes), supermarchés, club de football avec un stade ultra-moderne fabuleux, usines textiles et même maintenant usine du brandy (localement cognac) nommée Kvint.</p>
<p>Le holding a été créé en 1994, mais a véritablement pris son envol en 2002 avec la privatisation des entreprises, puis en 2003 au moment où la Moldova a coupé les fils téléphoniques, contraignant « le pays » à se tourner vers les satellites et les systèmes de téléphonie mobile. C’est aujourd’hui 14.000 salariés et 11% du budget de la République moldave du Dniestr…. Mais un mystère absolu règne sur l’actionnariat et l’origine de l’argent. Lorsqu’on interroge des représentants de Sheriff, généralement des jeunes gens dynamiques très cadres commerciaux à l’occidentale, ils vous répondent au mieux qu’ils vous diraient des bêtises s’ils accédaient à votre demande, alors qu’il vaut mieux ne rien dire… Les sources moldaves et occidentales affirment que l’un des fils du président Igor Smirnoff serait l’un des propriétaires de Sheriff.</p>
<p>Sur place, seuls des sourires entendus répondent aux questions sur le sujet.<br />
Un tel mystère contribue bien sûr aux soupçons et méfiances entourant la Transnistrie et ne font qu’apporter de l’eau au moulin des accusations proférées notamment à Chisinau contre « la clique de Smirnoff ». La Transnistrie est accusée régulièrement de trafics d’armes et de drogue (cf Interview Korolev).<br />
En tant que journalistes, on peut obtenir de visiter certaines des usines les plus accusées et voir l’ancien aéroport soviétique, envahi par les herbes mais hors d’une mission d’experts rien ne peut être prouvé.</p>
<p>Les dirigeants transnistriens disent y être prêts. Ils accusent à leur tour des familles moldaves influentes de trafic divers, notamment de métaux, qui expliqueraient leur intérêt pour les usines de Transnistrie et la difficulté de trouver un compromis.</p>
<p><strong>Un Etat présidentiel qui fonctionne mais à l’avenir incertain</strong></p>
<p>Igor Smirnoff a été réélu président de la République en décembre 2006 avec un nouveau vice-président Alexandre Korolev, largement perçu comme le dauphin (cf interview). Il y a plusieurs candidats aux élections et une opposition parlementaire et extra-parlementaire existe. Le système est présidentiel à l’américaine. Pas vraiment démocratique, d’autant que tout le monde se connaît plus ou moins dans la région, mais pas totalitaire non plus. Par rapport à l’époque soviétique, les habitants n’ont pas peur et s’expriment assez librement même pour critiquer leurs dirigeants publiquement. Les médias différents existent et l’accès aux chaînes de télévision par satellite et à internet est libre. Les pratiques journalistiques fleurent parfois des traditions anciennes, notamment lorsqu’on fait dire à des hôtes étrangers ce qu’il est jugé utile d’entendre…</p>
<p>Le drapeau et l’emblème national, tout droit hérités de l’ancienne Moldavie soviétique avec faucille et marteau, ne signifie plus qu’on est dans une mini-URSS congelée. L’embargo et le siège n’ont pas isolé du monde une région où la forme de propriété et l’organisation du pouvoir ont évolué par rapport à l’URSS d’antan. Les anciens symboles sont là pour marquer une continuité assurant une légitimité et garantissant une possible argumentation juridique pour l’avenir.</p>
<p>Ce dernier est difficilement imaginé par l’ensemble de la population et personne ne souhaite en rester à la situation actuelle. Mais l’Etat auto-proclamé et non reconnu a fait la preuve de sa viabilité et souvent de son efficacité depuis 17 ans. Il a incontestablement prouvé sa particularité, voire une identité, par rapport à la Moldova qui le considère comme une simple région. Et il bénéficie incontestablement d’un soutien réel de sa population qui se prête aux pratiques fréquentes de referendum.</p>
<p>Les habitants de ce « pays qui n’existe pas » sont visiblement prêts à envisager des évolutions mais sans doute pas au prix de leur autonomie ni de leur droit à utiliser leur langue. Leur identité est liée à leur diversité ethnique, nationale et même linguistique et ils refuseront de se laisser noyer par une majorité « roumaine ». Une réunification avec la Moldova se heurte aussi à la différence de niveau de vie et d’organisation entre les deux rives. Il y a peu de chances que les moldavo-dniestriens se laissent déposséder de leurs industries et des leviers de pouvoir énergétiques dont ils disposent à l’égard de Chisinau.</p>
<p>Quant aux facteurs géopolitiques actuels, ils ne dépendent guère des habitants de Transnistrie : base avancée russe en Europe face aux radars et missiles américains déployés dans des pays d’Europe de l’est ? Etat indépendant à l’exemple du Kosovo et de ses compagnons d’infortune de l’ex-URSS comme l’Abkhazie, l’Ossétie du sud ou le Nagorny Karabakh ? Annexion pure et simple et violente par la Moldova appuyée par des alliés extérieurs ?</p>
<p>Toutes les options restent ouvertes et les chances d’entendre parler bientôt de la République Moldave du Dniestr, dite Transnistrie, sont malheureusement assez fortes.</p>
<p>Article posté par Dimitri de Kochko</p>
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		<title>Crimée : Le poids de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 17:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimitri De Kochko</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Les tensions d’aujourd’hui sont aussi les fruits de l’histoire chaotique de cette véritable arche de Noé des peuples que s’est trouvée être la Crimée depuis l’antiquité. Aujourd’hui, quelque 125 nationalités y cohabitent.
Point de friction le plus ancien : la question des Tatares de Crimée, issus de tribus de la Horde d’or arrivées sur des terres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les tensions d’aujourd’hui sont aussi les fruits de l’histoire chaotique de cette véritable arche de Noé des peuples que s’est trouvée être la Crimée depuis l’antiquité. Aujourd’hui, quelque 125 nationalités y cohabitent.</p>
<p>Point de friction le plus ancien : la question des Tatares de Crimée, issus de tribus de la Horde d’or arrivées sur des terres qui avaient été sarmates, scythes, grecques, juives karaïmes, arméniennes et bulgares… Ils avaient établi un « khanat » indépendant au XVème siècle, devenu musulman et vassal de l’empire ottoman dès 1475 jusqu’à la guerre russo-ottomane de 1768 à 1774. En 1783, une décennie après l’avoir prise aux Turcs, Catherine II intègre la Crimée à l’Empire russe et y envoie des paysans slaves qui s’ajoutent à la centaine de nationalités et ethnies représentées.</p>
<p>Terre de villégiature des tsars et de la noblesse russe au XIXème siècle et au début du XXème, après la guerre de 1853-56 contre la France et l’Angleterre, à laquelle nous devons la rue de Crimée et le boulevard de Sébastopol à Paris sans oublier Malakoff.</p>
<p>A l’issue de cette guerre, de nombreux Tatares ont quitté le pays pour le reste de l’empire ottoman.<span id="more-256"></span></p>
<p>En 1919-1920,  la Crimée est le dernier refuge de l’armée blanche du sud (Denikine-Wrangel), à la fin de la guerre civile en 1920. Aujourd’hui, sur un quai de Sébastopol, une plaque commémore le départ du dernier bateau de Russes blancs chassés de leur pays et dont près de 500.000 sont venus se réfugier en France via Constantinople, Bizerte, Alexandrie, Sofia ou Belgrade…</p>
<p>Pendant la guerre civile, et compte tenu de la confusion qui régnait en Ukraine où des combats opposaient non seulement des blancs et des rouges, mais aussi des noirs (Makhno), des bleus (Petlioura), des verts (bandits et déserteurs de partout), les Tatares soutiennent plutôt les Rouges. Ces derniers leur font des promesses non tenues par la suite, selon des écrits de Sultan-Galiev, lui aussi Tatare mais de Kazan et tenant d’une idée islamo-bolchevique, envoyé par le pouvoir bolchevik pour faire « un audit » à la suite d’incidents et de protestations des Tatares.</p>
<p>La seconde guerre mondiale a vu de nombreux Ukrainiens déçus par la révolution, victimes de la collectivisation et des famines des années trente, accueillir les Allemands, au début au moins, avec espoir. Des nationalistes ukrainiens, en majorité de l’ouest de l’Ukraine, ont même formé des détachements de « polizei » (milices au sens français des années 40 du mot) très zélés.</p>
<p>La Crimée est rapidement occupée par les nazis, accueillis sans hostilité par une partie des Tatares dont une petite minorité collabore, alors que 20.000 d’entre eux sont au front dans l’armée soviétique et que d&#8217;autres formeront des groupes de résistance anti-nazis. C’est cette occupation rapide (seule Sébastopol résiste) et la constitution de deux régiments de collaborateurs tatares très minoritaires qui va justifier leur déportation en Asie centrale en 1944 par Staline.</p>
<p>Du 18 au 20 mai 1944, sur ordre de Beria et Staline, 187.859 Tatares de Crimée ont été déportés en 60 heures vers l&#8217;Ouzbekistan sous l’accusation de collaboration avec les nazis.Une seconde vague de déportation a eu lieu en 1965, deux ans avant l&#8217;annulation de l&#8217;ordre de déportation. Dès 1967, des retours commencent à se faire au compte goutte puis le mouvement s’accélère dans les années 80 pour devenir massif après l’implosion de l’URSS en 1991.</p>
<p>La guerre mondiale en Crimée, c’est aussi la Conférence de Yalta où Staline  accueille Churchill et Roosevelt pour le premier grand partage du monde d’après guerre. Tout un symbole pour la Crimée d’aujourd’hui qui se sent au centre d’un nouveau grand échiquier.</p>
<p>Nikita Khrouchtchev  « fait cadeau » de la Crimée russe et de ses populations à l’Ukraine en 1954 pour marquer à sa manière le 300ème anniversaire de la (ré)unification entre la Russie et l’Ukraine. Cette dernière est toujours considérée comme le berceau de la Russie avec la principauté de Kiev, nommée la Rus. Sur le moment, les habitants qui restent dans le même pays, l’URSS, le ressentent peu, selon les témoignages recueillis. Seule l’introduction d’un apprentissage obligatoire mais peu contraignant de la langue ukrainienne (parlée à l’ouest du pays) apporte un changement. Les habitants de Sébastopol en sont même dispensés et sont d’autant plus pénalisés aujourd’hui avec l’ukrainien obligatoire en matière juridique et médicale.</p>
<p>Avec la dissolution de l’URSS, décidée le 8 décembre 1991 en Biélorussie à Belavejskaya Puchtcha par le russe Boris Eltsine, l’Ukrainien Leonid Kravchouk et le biélorusse Stanislav Chouchkevitch., le choc dans la presqu’île a été encore plus fort qu’ailleurs dans l’ex URSS. « En une nuit, nous avions perdu notre pays », racontent aujourd’hui la plupart des Criméens. Les plus inquiets ont été les Russes qui représentent 60% de la population de la Crimée et les familles mixtes. Selon des témoignages de personnes âgées, des souvenirs de la conduite de « polizei » nationalistes ukrainiens sous l’occupation nazie ont refait surface. Ces « miliciens » à l’ukrainienne se sont notamment distingués par le massacre des juifs ukrainiens et d’opposants à Babij Yar à Kiev : 1.200 polizei ukrainiens y ont participé aux cotés de 300 Allemands.</p>
<p>La situation économique catastrophique d’après Perestroïka, la montée de la criminalité et le pillage des exploitations agricoles et industrielles qui cessent leur activité, renforcent le malaise. Les tensions entre Simferopol et le pouvoir central de Kiev ont été vives. Ce dernier accorde tout de même un statut de « République Autonome », unique en Ukraine,  à la Crimée où toute une partie de la population conteste l’appartenance à l’Ukraine.</p>
<p>Les conflits politiques sont intenses avec le pouvoir central avec un sommet en 1994-95, après l’élection d’un  président local pro-russe. Mais Kiev contrôlait déjà suffisamment les services secrets, la police, les banques et les communications et des intérêts locaux en tout genres lui ont permis de remporter la partie et de modifier en 1998, la Constitution de la République autonome en restreignant en fait une grande partie de l’autonomie, notamment en matière médiatique et linguistique et en la privant de la possibilité d’initiatives législatives à la Rada de Kiev. Les forces de police sont placées directement sous les ordres de Kiev.</p>
<p>La « révolution orange » de novembre 2004 a encore accentué les tensions avec une population largement hostile aux orientations anti-russes et pro-OTAN, si l’on parle en termes de guerre froide, du nouveau pouvoir de Kiev.</p>
<p>En 2006, les élections législatives, pourtant ressenties comme entachées d’irrégularités dans toute l’Ukraine orientale et en Crimée, et surtout le changement de gouvernement à Kiev en été, constitué par une coalition conduite par Victor Yanoukovitch, du parti des Régions, majoritaire aussi en Crimée, a détendu l’atmosphère politique, à en croire les dirigeants de la presqu’île. Mais pas les tensions sur le terrain. En mai 2006, des manifestations massives et violentes empêchent le débarquement de forces américaines dans le port de Feodossia sous couvert de manœuvres de l’Otan, souhaitées par la coalition nationaliste de Kiev.</p>
<p>Pourtant, l’une d’elle au moins est aujourd’hui apaisée : le rattachement de la Crimée à l’Ukraine n’est plus contesté par une population qui s’y est résignée, en partie grâce à l’amélioration relative du niveau de vie et des forces politiques qui y trouvent leur compte. Les dirigeants locaux du Parti des Régions, un  peu hâtivement qualifiés de « pro-russes » par les médias occidentaux alors qu’ils représentent essentiellement des tendances d’oligarques,  parlent ainsi de « débats dépassés » et de la « Crimée, partie intégrante de l’Ukraine indépendante » (cf. interview Gritsenko).</p>
<p>Seuls les tenants du « Bloc russe », authentiquement pro-russes ceux là et soutenus par la municipalité de Moscou,  restent perplexes sur l’appartenance nationale de leur région. De son coté, la Russie reste vigilante. Le sort de la flotte à Sébastopol et l’avenir des acheminements des hydrocarbures ainsi que les appétits américains et turco-islamiques sur la région dicteront sans doute largement l’attitude du Kremlin quel qu’en soit l’occupant.</p>
<p>Article écrit par Dimitri de Kochko</p>
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		<title>Interview d&#8217;Anatoli Gritsenko Président de la Rada ukrainienne</title>
		<link>http://blog.russie.fr/2007/09/17/interview-danatoli-gritsenko-president-de-la-rada-ukrainienne/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 17:32:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimitri De Kochko</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[ITW du Président de la Rada Suprême (Assemblée) de la République autonome de Crimée, M. Anatoli Gritsenko, généralement considéré comme le N°1 de Crimée, élu du parti des Régions, qui est celui du Premier ministre Viktor Yanoukovitch.
La flotte russe à Sébastopol : «une garantie de stabilité »
SIMFEROPOL – « La présence de la flotte russe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ITW du Président de la Rada Suprême (Assemblée) de la République autonome de Crimée, M. Anatoli Gritsenko, généralement considéré comme le N°1 de Crimée, élu du parti des Régions, qui est celui du Premier ministre Viktor Yanoukovitch.</p>
<p><strong>La flotte russe à Sébastopol : «une garantie de stabilité »</strong></p>
<p>SIMFEROPOL – « La présence de la flotte russe à Sebastopol est une garantie de stabilité pour le sud de l’Ukraine et la république autonome de Crimée » qui est  «partie intégrante de l’Ukraine indépendante », a déclaré le président de la Rada (Assemblée) suprême de Crimée, M. Anatoli Gritsenko, dans une interview au journal Diplomatie (Mars-Avril 2007).</p>
<p>«La flotte russe de la Mer Noire à Sébastopol, contestée par les politiciens favorables à l’Otan à Kiev n’a aucun effet négatif pour les habitants de Sébastopol. Au contraire près de 30.000 habitants travaillent pour la flotte russe. Il est évident que la flotte restera là jusqu’en 2017 et après les relations russo-ukrainiennes auront évolué. Les émotions à chaud devraient laisser la place à un froid calcul sur le sujet », affirme M. Gritsenko.</p>
<p><strong>« Plus de passions, ni de doutes en Crimée sur le rattachement à l’Ukraine ».</strong></p>
<p>Quoique accusé par ses adversaires d’être «pro-russe » en souhaitant un rattachement de sa république à la Russie, M. Gritsenko affirme que « les polémiques sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine sont terminées et il n’y a plus de passions ni de doutes en Crimée sur le rattachement à l’Ukraine (en 1954 par Nikita Khrouchtchev), comme il a pu y en avoir au début des années 90 ».</p>
<p>« L’enjeu est de taille car la Crimée n’est pas une région ordinaire : elle dispose de nombreuses possibilités touristiques, portuaires, industrielles et géopolitiques ».<span id="more-255"></span></p>
<p><strong>Otan : « On ne peut justifier l’entrée d’un pays dans une telle organisation à coup de slogans et aux dépens de ses relations avec un autre pays »</strong></p>
<p>Interrogé sur la volonté proclamée par le président Victor Youchtchenko et ses partisans, encouragés notamment par les Polonais, toujours attentifs à l’Ukraine qu’ils ont possédée en partie jusqu’au XVIIème siècle, de faire adhérer l’Ukraine à l’Otan, M. Gritsenko rappelle que «la population de Crimée est majoritairement contre comme l’ont montré les protestations de l’été dernier lors des velléités de manœuvres communes. Aucun pays d’Europe occidentale ne prendrait une telle décision contre son opinion publique. Nous aussi nous devons nous montrer un pays civilisé et ne pas prendre une telle décision si le peuple n’y est pas disposé. …».</p>
<p>«Personne n’explique vraiment quels aspects positifs nous retirerions d’une entrée dans l’Otan. S’il s’agit seulement d’être contre la Russie, on ne peut justifier l’entrée d’un pays dans une telle organisation à coup de slogans et aux dépens de ses relations avec un autre pays. La Russie est pour l’Ukraine un partenaire historique et stratégique de première importance. Il est impensable de se retrouver à nouveau dans un tel antagonisme avec la Russie que ce que nous avons connu il n’y a pas longtemps. »</p>
<p>« Qu’y ont gagné les citoyens de Crimée et les Ukrainiens en général ? Un gaz plus cher ! Des marchés perdus car les produits ukrainiens que nous vendions en Russie ne sont pas demandés en Europe occidentale… »</p>
<p>« Cette polémique sur l’Otan est d’autant plus risquée, que  les élections présidentielles ont montré que notre opinion publique est divisée 50/50 et il n’existe malheureusement pas de facteur idéologique pour réunifier l’Ukraine orientale et l’Ukraine occidentale ».</p>
<p>« Depuis le remaniement gouvernemental de l’été dernier, quand une coalition a porté au pouvoir l’actuel Premier ministre Victor Yanoukovitch du parti des Régions,  il n’y a plus de contradictions avec le gouvernement de Kiev », affirme M. Gritsenko qui appartient au même parti, ayant obtenu aux élections de mars dernier une majorité relative à l’échelon du pays (186 députés sur 450) et de la République autonome (44 députés sur 100).</p>
<p>« Depuis ces élections de mars, il n’y a plus aucun antagonisme non plus entre les pouvoirs législatifs et exécutif de Crimée, ce qui constitue un élément de stabilisation pour la République autonome et nous permet de nous attaquer aux vrais problèmes». (NDLR : l’interview a été réalisée avant la crise provoquée par la dissolution de la Rada et l’organisation de nouvelles élections).</p>
<p>La langue russe : « Il ne faut pas développer une langue en essayant d’en interdire une autre. C’est inadmissible.»</p>
<p>« Il y a en Crimée, près de 59% de Russes, 12% de Tatars et 28% d’Ukrainiens.<br />
Mais 99% de russophones et 80% pour qui le russe est la langue maternelle. La majorité des Criméens souhaitent avoir la possibilité d’utiliser le russe dans la vie professionnelle comme ils peuvent le faire dans la vie de tous les jours. »</p>
<p>« Ces derniers temps, des lois sont adoptées en Ukraine qui ne prennent pas en compte la spécificité de territoires comme la République autonome de Crimée. C’est pourquoi, nous avons proposé à la Rada 14 projets de loi où nous proposons d’introduire dans le code civil la possibilité d’utiliser le russe. Il n’y a pas de problèmes au marché, au magasin, au théâtre, dans la rue : tout le monde parle russe. Mais dès qu’il s’agit de questions juridiques,  le code civil contraint à l’usage de la langue ukrainienne. Compte tenu de l’importance du sens d’un seul mot en matière juridique, nous proposons d’introduire la possibilité pour ceux qui le souhaitent d’utiliser la langue de leur choix».</p>
<p>« Même chose pour le code administratif, les produits alimentaires et les médicaments qui ont des notices et des descriptions uniquement en ukrainien, langue mal comprise par la plupart des habitants de Crimée. Alors que des produits étrangers ont des descriptions en plusieurs langues dont l’ukrainien et le russe. Il y a là à mon avis une exagération ».</p>
<p>« C’était une des revendications du parti des régions : donner un statut de langue officielle au russe à coté de l’ukrainien. C’est l’opinion d’une grande majorité des habitants de la Crimée. Les représentants du pouvoir central ne devraient pas admettre l’adoption de lois qui provoquent un malaise dans les relations entre les différentes nationalités. Il faut prendre en compte les spécificités. Il faut privilégier les évolutions car toute interdiction ou suppression, notamment en matière de radio et de télévision, provoque des jugements négatifs sur l’action du Président et de toutes les autorités du pouvoir central ».</p>
<p>« Les représentants des médias régionaux se sont tous plaints des relations exécrables avec le Conseil national de radiodiffusion de Kiev. Ce dernier veut limiter la diffusion en russe et veut contraindre à au moins 70% d’ukrainien au moyen d’autorisations d’émettre, alors que pour la quasi totalité de l’auditoire, il s’agit d’une langue étrangère ».</p>
<p>« Je suis contre les limitations du droit de diffusion des médias en russe. Si nous avons 100% de russophones, la moindre des choses est de laisser les radios et télévisions choisir dans quelle langue elles veulent émettre. Chaque compagnie a le droit de cibler le public de son choix. C’est sa liberté de gestion. D’autant que ces compagnies sont privées et ont été fondées avec des capitaux privés ».</p>
<p>Les médias en tatare sont de leur coté autorisés à émettre en tatare sans limitation.<br />
<strong>La Question Tatare :</strong></p>
<p>« Il y a des Fondations étrangères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et d’autres pays du monde musulman qui financent la construction de mosquées ».<br />
«L’occupation des terres est totalement illégale notamment des terres reçues par les paysans après le démantèlement des kolkhozes »</p>
<p>« Une des raisons de l’occupation des terres près de la mer et des villes, est liée au fait que les terres attribuées aux Tatares au moment de leur retour des lieux d’exil se trouvaient dans des zones rurales où il était impossible de donner une éducation aux enfants et de reconstituer tout un village. Malheureusement, les conseils locaux n’ont pas toujours délivré les autorisations nécessaires à temps »</p>
<p>« Le problème est aggravé aujourd’hui par la spéculation immobilière, surtout en bord de mer, et le marché noir foncier. Les occupations de terre entamées par les Tatares se sont aujourd’hui étendues à d’autres pour des raisons commerciales. »</p>
<p>« Nous essayons de réguler ce processus. En octobre, tous les Conseils municipaux de la région de Simferopol ont examiné la possibilité d’attribuer des terrains aux occupants de terres illégaux et déjà 1.800 hectares ont été trouvés pour l’installation des personnes déportées (appellation officielle des Tatares de Crimée exilés sous Staline) et ceux d’autres nationalités ».</p>
<p>« Le problème des terres pour les Tatares de Crimée cela représente en tout 3.000 hectares. Je ne vois pas d’impossibilité à ce que nous trouvions à Simferopol, Yalta et Feodossia, 3 .000 hectares de terre et que nous mettions un point final à la question. Ce qui complique les choses, c’est que certaines familles tatares font plusieurs demandes à la fois ».</p>
<p>« L’autre complication est l’absence de loi sur les « peuples déportés ». Nous ne savons pas qui doit être considéré comme « déporté » et jusqu’à quelle génération. Jusqu’à quand allons nous considérer tous ceux qui viennent en Crimée comme des « déportés » de retour ? »  « Le budget ukrainien prévoit une aide représentant 650 M de grivnas jusqu’en 2012 pour une aide au retour des Tatares déportés ». « A mon avis, il faudrait mettre un point à ce moment là au « retour ». «Il resterait de 100.000 à 160.000 Tatares de Crimée à l’extérieur de la Crimée ».</p>
<p>Article écrit par Dimitri de Kochko</p>
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		</item>
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		<title>Crimée : Une presqu’île presque tranquille</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 17:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimitri De Kochko</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Les crises politiques et l’instabilité qui attirent les regards internationaux vers Kiev dépassent la dimension de règlements de comptes inter oligarchiques en raison des prolongements qu’ils ont dans le pays, où se sont accumulées des frustrations et mécontentements profonds en raison de la pauvreté, du désordre et des contraintes linguistiques et culturelles. Tous ces facteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les crises politiques et l’instabilité qui attirent les regards internationaux vers Kiev dépassent la dimension de règlements de comptes inter oligarchiques en raison des prolongements qu’ils ont dans le pays, où se sont accumulées des frustrations et mécontentements profonds en raison de la pauvreté, du désordre et des contraintes linguistiques et culturelles. Tous ces facteurs ont contribué à élargir le fossé des différences façonnées par l’Histoire entre l’Ouest et l’Est du pays.</p>
<p>Des provinces orientales intégrées à la Russie méridionale, massivement orthodoxes et russophones et une partie occidentale, ballottée au cours des siècles entre la Pologne, l’Autriche et la Russie, partiellement catholique uniates et parlant une langue slave, essentiellement issue du galicien avec des emprunts aux parlers locaux, au russe, au polonais, au slovaque et devenue l’ukrainien avec la montée des nationalismes.</p>
<p>La Crimée, rattachée tardivement et assez artificiellement à l’Ukraine par Khrouchtchev en 1954, a une place à part dans cet ensemble. Elle a du reste un statut de République autonome, la seule en Ukraine. Bien que naturellement plus proche des « oblast » orientales, la presqu’île de la Mer Noire concentre à elle seule tous les foyers de tension  de l’Ukraine … en plus de quelques autres.</p>
<p><strong>La Crimée, ses plages, ses vins, ses parfums…</strong></p>
<p>Elle devrait être dans le « top ten » des destinations touristiques prestigieuses du monde : La Crimée, ses plages, ses ports, ses vins, ses parfums, ses paysages, ses manoirs… Il n’en est rien !<span id="more-254"></span></p>
<p>Sur place, malgré le soleil, la mer et les vignes,  plusieurs points chauds sont perceptibles que l’on peut attiser au besoin car en plus des problèmes intérieurs, des convoitises externes sont perceptibles. Le tout aggravé par une stagnation de l’économie réelle de la région ou seule la spéculation foncière s’accélère.</p>
<p><strong>On peut énumérer les points de frictions :</strong></p>
<ul>
<li>La question Tatare, avec des « saisies » de terres et des « retours » de populations pas toujours bien identifiées qui donnent lieu à des abus encouragés par les prix des terrains et des confrontations politiques et sociales avec une implication souvent biaisée ou ressentie comme telle des autorités. En arrière-fond, le sentiment d’une présence islamique soutenue par l’étranger.</li>
<li>L’usage de la langue russe, parlée par 99% de la population, libre dans la vie courante mais tabou dans le domaine administratif et plus grave dans les notices pharmaceutiques où seul l’ukrainien de l’ouest du pays a droit de cité.</li>
<li>La présence de la flotte russe de la Mer Noire à Sébastopol, contestée par les tendances nationalistes et pro-OTAN à Kiev mais massivement soutenue en Crimée, où elle est créatrice d’emplois et ressentie comme gage de sécurité.</li>
<li>La spéculation immobilière et les investissements essentiellement russes dans le secteur du tourisme</li>
<li>Le laisser-aller en matière agricole, l’absence d’investissements, le retard des équipements, des transports et des télécommunications, l’endettement des entreprises.</li>
<li>L’instabilité politique du pouvoir central et les liens obscurs entre monde des affaires et de la politique qui caractérisent l’Ukraine post-soviétique.</li>
</ul>
<p><strong>Les « autosaisies » de terres par les Tatares</strong></p>
<p>Les occupations organisées de terres par les Tatares sont visibles partout à Simféropol (la capitale) et dans sa région ainsi que dans les villes du bord de mer comme Alouchta ou Yalta. Elles sont au centre de toutes les conversations et la presse leur accorde une place de choix. De très nombreux incidents opposent Tatares squatters et habitants des lieux, notamment des paysans qui ont reçu ces terres après la décollectivisation des kolkhozes mais n’ont pas eu les moyens de les travailler,  ou des entreprises prétendant à la propriété de la terre. Ce fut encore le cas à Simferopol même, en janvier dernier, où une entreprise de construction, Olvi-Crimée,  n’a pas pu récupérer des terrains occupés par des Tatares, malgré une présence policière visant surtout à éviter une effusion de sang.</p>
<p>Les champs ou terrains sont occupés par des groupes organisés qui installent d’abord des tentes puis bâtissent à la hâte des petits baraquements en dur. Ces « squats » sont baptisés « prairies de protestation » par les organisations Tatares.</p>
<p>Selon les autorités locales, près de 1.700 hectares sont ainsi occupés dans le district de Simferopol. A la fin janvier 2007, les autorités municipales ont attribué 900 hectares, pris à une académie agricole, pour y installer des Tatares, actuellement squatters.</p>
<p>Du 18 au 20 mai 1944, sur ordre de Beria et Staline, 187.859 Tatares de Crimée ont été déportés en 60 heures vers l&#8217;Ouzbekistan sous l’accusation de collaboration avec les nazis.Une seconde vague de déportation a eu lieu en 1965, deux ans avant l&#8217;annulation de l&#8217;ordre de déportation.</p>
<p>Ils ont commencé à revenir dès 1967, selon les témoignages sur place, mais le mouvement a été légalisé en 1987 et en 1991, à la fin de l’URSS, le mouvement a été massif. En 2001, un recensement officiel en dénombrait 245.000 en Crimée. Les porte-parole Tatares affirment qu’il y en a 300.000 aujourd’hui et quelque 500.000 dans toute la CEI. 2.000 à 5.000 Tatares « rapatriés » arrivent chaque année. Un programme d’aide de 650 millions de grivnas (environ 100 M Euros) aux « déportés rapatriés » a été lancé en 1994 et doit se prolonger jusqu’en 2012.</p>
<p>Tout un jeu politique et sans doute géostratégique s’agglomère autour de la « renaissance » nationaliste des Tatares et leur aspiration légitime à retrouver une place sur la terre de leurs ancêtres. C’est le facteur de tension le plus violent et le plus susceptible de dégénérer en incidents interethniques graves.</p>
<p><strong>L’affrontement du marché Aziz Ler à Bakhchisaray</strong></p>
<p>On a évité de peu que de tels incidents tournent à la bataille rangée l’été dernier à Bakhchisaray, ancienne capitale des Khans Tatares de Crimée. Les Tatares ont exigé le démantèlement d’un marché installé près d’un monument historique tatar dit de Aziz Ler,  délaissé depuis des décennies, et l’emplacement d’un ancien cimetière qu’ils ont présenté comme sacré. Les affrontements ont duré plusieurs mois jusqu’à ce qu’une opération commando des Tatares n’empêche les marchands ou plutôt les marchandes, slaves pour la plupart, de commercer. Une décision de justice locale a donné raison aux Tatares. Le marché a été déménagé plus loin, dans un endroit désert et exposé aux vents. Mais, font remarquer les marchandes locales délogées, loin d’un nouveau centre commercial, nommé « Nouveau Style » et appartenant notamment à des businessmen tatares et auquel l’ancien marché faisait concurrence. Ces mêmes marchandes pleines de rancœur en raison de leurs revenus devenus aléatoires, soulignent que le « Nouveau style » est lui aussi construit sur un cimetière mais grec celui-là. Cette affaire du marché de Bakhchisaray est présentée comme un fait d’armes symbolique par les organisations tatares.</p>
<p>En règle générale, le sentiment que les Tatares jouissent d’une totale impunité pour leurs saisies de terres, leurs constructions sauvages, notamment de mosquées, leurs affaires et spéculations foncières est largement répandu parmi les autres nationalités présentes en Crimée et touche même l’intelligentsia locale qui compte pourtant  traditionnellement dans ses rangs des Tatares de très haut niveau.</p>
<p><strong>Plutôt la plage que la steppe&#8230;</strong></p>
<p>Pour les autorités locales, la difficulté vient de ce que les accords passés avec les Tatares au moment de leur retour massif prévoyaient que des terres leur seraient attribuées dans les zones rurales, d’où une bonne partie d’entre eux était originaire. Il y a des Tatares des steppes du nord de la presqu’île et des Tatares du littoral. Les descendants des déportés qui ont bien voulu jouer le jeu des zones rurales, n’ont pas pu y trouver des moyens de survivre et se sont donc approchés des villes et de la mer, où on ne les attendait pas.</p>
<p>Ils y ont été rejoints par ceux qui n’avaient aucune intention d’aller dans des zones rurales et qui voulaient s’installer près de la mer, où la spéculation foncière fait grimper le prix des terrains. A leur retour en Crimée, les « déportés » peuvent demander l’attribution de logements ou de terres. Mais les autorités locales se plaignent que certains clans déposent plusieurs demandes et revendent des terres reçues. Il en est de même aujourd’hui avec des terres « squattées ». Ce qui fait que d’autres nationalités et des structures criminelles se mettent à imiter les Tatares et pratiquent les « autosaisies » et les reventes spéculatives, rendues possibles par la corruption et des complicités.</p>
<p>La loi ne définit pas non plus qui est « déporté » et jusqu’à quand quelqu’un pourra être considéré comme « rapatrié », se plaint notamment Anatoli Gritsenko, président du Parlement (Rada) de la République autonome (cf. interview), qui estime qu’il faudra « limiter » les arrivées un jour. Par exemple en 2012, date de la fin du programme d’aide à la réinstallation.</p>
<p>Mais alors que M. Gritsenko estime à quelque 160.000 les Tatares restant hors de Crimée, les organisations nationalistes Tatares avancent le chiffre de&#8230; 5 millions en se référant aux descendants des Tatares ayant fui la Crimée depuis 1783 et après la guerre de 1853 contre l’Angleterre et la France et vivant en Turquie.</p>
<p><strong>Madjlis et Kurultaï</strong></p>
<p>C’est sur de tels chiffres que les tendances nationalistes tatares, concept datant de la fin du XIXème siècle, fondent leur revendication d’un Etat Tatare et leur refus « d’être minoritaires dans notre pays ». « Je veux que mes enfants parlent leur langue, fréquentent d’autres Tatares et aient un pays comme les Russes et les Ukrainiens en ont un », explique ainsi Gaïana Youksel,  jeune et dynamique directrice et rédactrice en chef  de l’agence de presse Tatare Qirim Haber, qui a essentiellement des abonnés à l’étranger.</p>
<p>Un silence répond à la question de savoir ce que deviendraient les autres nationalités qui vivent en Crimée.</p>
<p>Même silence du coté des représentants politiques Tatares, proches de Medjlis. C’est un Parlement de fait qui compte 33 députés (Il y a 25 districts en Crimée) et est reconnu par la plupart des Tatares. Il est l’émanation d’une assemblée de deux cent soixante quatre députés, le Kurultaï, élu pour quatre ans et qui tient une session par an. Un premier Kurultaï éphémère a existé en 1917. Il n’a pas toujours été très populaire à l’époque selon les historiens mais sert de référence aux nationalistes tatares d’aujourd’hui. L’assemblée actuelle a été reconstituée en 1991.</p>
<p>Bien que non officielles car elles refusent de s’enregistrer auprès d’un pouvoir qu’elles jugent « illégitime », ces structures sont très efficaces et sont les interlocuteurs de fait des autorités locales et de Kiev.</p>
<p>D’autant plus que les deux chefs du Medjlis, MM. Moustafa Djemilev et Rifat Tchoubarov, sont depuis 1998 également alliés aux nationalistes ukrainiens du Roukh et sont députés à la Rada de Kiev sous cette étiquette. Le Roukh ayant fait partie de la coalition « Notre Ukraine » qui a joué un rôle prépondérant dans la « révolution orange » et l’accession au pouvoir du président Viktor Youchtchenko, cette alliance ne cesse d’inquiéter le reste de la population locale, majoritairement hostile aux tendances anti-russes des nationalistes ukrainiens, plus implantés à l’ouest de l’Ukraine.</p>
<p>Cet appui ouvert des tendances « orangistes » de Kiev aux Tatares se double d’un appui non dissimulé de la part des Etats-Unis, dont les représentants proposent des aides aux médias et organisations tatares et s’attachent à les présenter favorablement dans la presse occidentale. Des aides financières envoyées des Emirats arabes unis, d’Arabie saoudite et de Turquie au nom de l’entraide islamique et pour construire des mosquées et des écoles coraniques sont mentionnées par la presse criméenne et des députés de la Rada locale mais les Tatares ne reconnaissent que des aides de « compatriotes » de l’étranger et de solidarité islamique. Ils nient toute pénétration islamiste.</p>
<p>La situation ne fait qu’attiser l’inquiétude et le ressentiment des populations slaves locales devant ce qu’elles qualifient d’impunité des Tatares dont des tendances extrêmes affirment vouloir procéder à des « nettoyages ethniques ». Les Tatares font valoir que certains d’entre eux ont été condamnés pour des voies de fait contre des journalistes d’une télévision locale et s’estiment victimes à cause de leur déportation. Ils veulent réparation, notamment des attributions de terres et des écoles en tatare, et un statut de République autonome tatare de Crimée où la place des autres nationalités présentes n’est pas définie. La référence au Kosovo, d’où les non-albanais ont presque tous été violemment chassés, est souvent évoquée avec appréhension parmi les populations non tatares.</p>
<p>Les choses se compliquent encore pour les Criméens qui soutiennent en majorité la coalition bleu-blanc du Premier ministre, Viktor Yanoukovitch : l’un des oligarques qui soutient ce dernier est lui-même un Tatare (mais de Kazan), Rinat Akhmetov.</p>
<p><strong>La flotte russe de Sébastopol</strong></p>
<p>Cette incertitude devant le face à face à venir avec les Tatares que beaucoup jugent inévitable, explique en partie l’attachement d’une majorité de Criméens slaves à la présence de la flotte russe de la Mer Noire à Sébastopol, contestée par les tendances orangistes à Kiev et dont le départ est souhaité par les partisans d’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan. « Cette présence de militaires russes nous rassure », explique ainsi Olga, une journaliste locale descendante de paysans russes transplantés en Crimée par Catherine II. Le président de la Rada de la République autonome n’hésite pas à parler de « garantie de stabilité » pour toute la région (cf.  ITW).</p>
<p>A Sébastopol même, seule véritable ville de la presqu’île, la présence russe est inscrite dans les murs et ne soulève aucune hostilité d’une population à laquelle la flotte garantit quelque tente mille emplois.</p>
<p>Quelques provocations de jeunes éléments venus d’Ukraine occidentale après 2004 ont eu lieu contre des marins russes qui depuis doivent sortir à plusieurs. La présidence à Kiev ainsi que le ministre des affaires étrangères Tarassiouk, fervent partisan de l’Otan mais limogé en janvier, avaient accusé l’an dernier la marine russe d’occuper des emplacements non prévus par les accords russo-ukrainiens signés en 1997 et courant de toutes les façons jusqu’en 2017.</p>
<p>Avec les crises politiques à Kiev, la question de la flotte russe est passée au second plan mais c’est une pomme de discorde trop facile à saisir pour être délaissée. Les nationalistes de Kiev, l’Otan mais aussi la concurrence géopolitique autour des trajets des oléoducs et gazoducs mettront immanquablement la question de la flotte de la Mer Noire au premier plan en cas de tension.</p>
<p><strong>Une négation obstinée du bilinguisme</strong></p>
<p>Autre pomme de discorde qui pourrait rappeler les querelles linguistiques en Belgique ou au Québec : l’usage de la langue russe et son statut. La diversité ethnique de la  population de la Crimée et la majorité de Russes font de la presqu’île une terre à 99% russophone. La langue ukrainienne, traditionnellement parlée dans l’ouest du pays et dans les zones rurales, n’a jamais été pratiquée localement et n’est « naturelle » qu’aux Ukrainiens transplantés d’Ukraine occidentale.</p>
<p>Si dans la vie quotidienne, il n’y a pas de problème pour s’exprimer en russe, cette langue pratiquée par tous n’a pas de statut officiel. Et les choses se compliquent lorsqu’on a à faire à des documents administratifs, des actes notariés et plus grave encore des notices de médicaments, écrites exclusivement en ukrainien et qu’une majorité de gens comprennent mal, voire pas du tout pour les plus âgés.</p>
<p>Cette politique volontariste d’ukrainisation a même conduit à une situation absurde lors des élections législatives du printemps 2006 qui risque de se reproduire bientôt : tous les noms de famille russes avaient été traduits électroniquement en ukrainien, sans même songer à demander l’avis des électeurs inscrits. Ainsi par exemple une dame nommée Koukla (poupée en russe) est devenue Loula sans le savoir. Des centaines de personnes ne se sont pas trouvées sur les listes d’émargement et n’ont pas pu voter, selon les témoignages de plusieurs scrutateurs de bureaux de vote. « Des vieillards ont quitté les bureaux de vote en pleurant après des heures d’attente inutiles», raconte Victoria, professeur à l’université et présidente d’un bureau. A noter que des observateurs européens n’ont pas jugé utile de relever ces irrégularités, selon les mêmes témoignages. Qu’on imagine une telle situation en France ? M. Bush par exemple deviendrait M. Buisson et Abdel Haq serait Esclave de la Vérité !</p>
<p>L’ukrainisation n’est pas « forcée » à l’école, même si des efforts d’équipement sont consentis à des établissements enseignant en ukrainien mais en revanche un décret de Kiev en novembre dernier a voulu contraindre les télévisions et radios privées et publiques à passer 70% de leurs programmes en ukrainien. Pour un public qui le comprend mal et quitte à traduire des films russes en ukrainien avec un doublage à une voix insupportable mais couramment pratiqué dans l’ex-URSS ! Les directeurs et propriétaires des chaînes ont protesté. Le malaise dans l’opinion s’est encore accru. C’est une des raisons pour lesquelles des manifestants venus d’Ukraine orientale et de Crimée sont venus camper sur la place du Maidane (indépendance) à Kiev en avril-mai derniers pour protester contre la dissolution inconstitutionnelle de la Rada par le président Youchtchenko et appuyer le gouvernement de M. Yanoukovitch, qu’ils n’estiment pourtant que très modérément pour la plupart.</p>
<p>A chaque élection, les partis qui réclament un statut de langue officielle pour le russe et la pratique du bilinguisme comme en Belgique, en Suisse ou au Canada, font le plein des voix en Crimée et dans l’Ukraine orientale, logée à la même enseigne. Mais rien ne change et les électeurs en viennent à soupçonner les partis russophones de le faire exprès pour se garantir des voix à bon compte.</p>
<p><strong>Un tourisme « soviétique » renaissant</strong></p>
<p>La présence de la Russie se manifeste encore par le tourisme et les investissements immobiliers dans cette branche. Après une décennie d’interruption due au chaos qui a suivi l’implosion de l’URSS, les touristes russes, mais aussi d’Ukraine et d’autres pays de l’ancien empire, ont peu à peu repris leurs habitudes de vacances au bord de la mer noire en Crimée. Le mouvement s’accélère seulement et le tourisme occidental est encore rare mais les perspectives sont telles que les investisseurs russes ne sont pas restés inactifs. Comme ils étaient à peu près les seuls il y a quelques années, de grands terrains, des « sanatoriums» (centres de vacances) de l’époque soviétique ont été rachetés et complètement rénovés. Des programmes immobiliers comme sur la cote espagnole, croate ou turque se construisent actuellement près des plages de Yalta, d’Aouchta ou de Kerch (à l’est) et des publicités proposent les appartements à la vente sur plan à des prix élevés.</p>
<p>Après la révolution orange à Kiev, des oligarques ukrainiens et des politiques ont cherché à s’emparer de certains des domaines acquis par des oligarques russes. Des prétextes fiscaux, l’évocation des conditions obscures d’acquisition caractéristiques de la période d’après Perestroïka et des arguments nationalistes avaient été avancés et des tentatives d’occupation enregistrées. Les choses se sont finalement arrangées entre « gens du monde » mais la tension et les incertitudes demeurent.</p>
<p>400 Millions de dollars US ont été investis ces cinq dernières années dans le tourisme. Un projet de construction d’un tunnel sous le détroit de Kertch s’élève à 800 Millions de dollars US avec deux voies de chemins de fer et une route au milieu.</p>
<p>Mais les autres investissements n’arrivent pas et l’activité, en dehors de la spéculation immobilière, est stagnante. Les équipements, les télécommunications et les transports sont largement hérités de l’époque soviétique et sont obsolètes et peu performants. La ligne de trolleybus la plus longue du monde de Simféropol à Yalta est un véritable musée ambulant, quand il ne tombe pas en panne&#8230; Les conduites d’eau seraient à refaire partout. A Sébastopol, il y a des alertes fréquentes et des interdictions d’utiliser l’eau du robinet. Des conduites d’eaux usées sont dangereusement polluantes parfois. Des glissements de terrains et des affaissements en bord de mer menacent des monuments historiques et exigeraient des travaux d’urgence.</p>
<p>Le paiement des salaires connaît des retards et les entreprises qui fonctionnent encore sont souvent endettées. L’agriculture de la Crimée qui se distinguait par ses vins, ses plantes médicinales et ses huiles essentielles pour la parfumerie (de nombreux parfumeurs français s’y fournissaient) est en crise profonde. Les vins sont toujours là. Souvent excellents mais produits en petite quantité et ne parvenant pas toujours à gagner des marchés à l’exportation. Des investisseurs occidentaux bien informés commencent à s’y intéresser, comme par exemple Gérard Depardieu, venu en éclaireur l’an dernier.</p>
<p>Les simples et les plantes aromatiques, qui ont fait la gloire de la presqu’île, sont en pleine déconfiture et certaines terres ont été transformées en terre à céréales, au mépris de tout souci écologique et même de rentabilité à terme. Les terres saisies par les Tatares qui souvent cessent d’être travaillées, au moins un certain temps, contribuent aussi à la baisse de l’agriculture dans les régions fertiles.</p>
<p>Enfin, l’absence de confiance dans le personnel politique aussi bien local que national, l’instabilité politique à Kiev et les jeux dangereux entre l’Otan et la Russie avec l’élément islamiste susceptible d’être utilisé par le biais des Tatares, donnent le sentiment aux Criméens d’être pris en otage et de se trouver aux premières loges d’une confrontation qu’ils ne souhaitent pas.</p>
<p>Article écrit par Dimitri de Kochko</p>
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		<title>Stimulation de l&#8217;innovation en Russie et Ukraine</title>
		<link>http://blog.russie.fr/2007/08/01/stimulation-de-linnovation-en-russie-et-ukraine/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 16:11:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas BEGUIN</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[R&#038;D]]></category>

		<category><![CDATA[Sustainable developpement]]></category>

		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Considéré par beaucoup comme moteur de croissance économique, l&#8217;innovation mérite toutes les attentions, que ce soit en France, en Europe comme dans les pays de l&#8217;Est.
Le projet BRUIT doit présenter aux institutions chargées de la politique d&#8217;innovation et aux responsables politiques russes et ukrainiens les meilleures pratiques de gestion des politiques d&#8217;innovation européennes, et mondiales. &#8220;Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Considéré par beaucoup comme moteur de croissance économique, l&#8217;innovation mérite toutes les attentions, que ce soit en France, en Europe comme dans les pays de l&#8217;Est.</p>
<p>Le projet BRUIT doit présenter aux institutions chargées de la politique d&#8217;innovation et aux responsables politiques russes et ukrainiens les meilleures pratiques de gestion des politiques d&#8217;innovation européennes, et mondiales. &#8220;Il favorisera également la création de liens plus étroits entre leurs politiques nationales d&#8217;innovation et celles de la Commission européenne et des États membres de l&#8217;UE&#8221;<span id="more-242"></span></p>
<p>Pour le moment, le système de comparaison du niveau de l&#8217;innovation des différents Etats membres et de celui de la Russie et de l&#8217;Ukraine, permet de dire que sur 36 pays comparés, la Russie et l&#8217;Ukraine se placent au 27e et 35e rang&#8230; autrement dit peut mieux faire&#8230;</p>
<p>Ceci dit, n&#8217;oublions pas que vu les fonds considérables à disposition dans la Fédération de Russie, le Gouvernement Fédéral russe &#8220;a annoncé récemment qu&#8217;il investirait 6,9 milliards de dollars (5 milliards d&#8217;euros) dans un nouveau programme consacré aux nanotechnologies&#8221;, secteur très à la mode (car à fort potentiel).</p>
<p>Cette information pour nous sera classée aussi dans la rubrique développement durable, étant donné la portée des échanges sur la R&amp;D, qui semble être visée entre pays membres et Russie et Ukraine.</p>
<p>Pour plus d&#8217;informations sur le projet bruit, <a href="http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&amp;ACTION=D&amp;SESSION=&amp;RCN=28030" target="_blank">cliquez ici</a><br />
Le site du projet BRUIT, <a href="http://www.inco-bruit.eu" target="_blank">cliquez ici</a></p>
<p>Sources : <a href="http://www.inco-bruit.eu/" target="_blank">Projet BRUIT</a></p>
<p>Article posté par Thomas BEGUIN</p>
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		<title>OUKRAGRO 11 - La lettre du Club agroalimentaire France-Ukraine</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2007 12:49:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JJH</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economic issues]]></category>

		<category><![CDATA[Food and baverages]]></category>

		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[La lettre du Club agroalimentaire France-Ukraine - numéro 11 - mars 2007
Editorial
Dans les campagnes, on ne s’intéresse guère à l’agitation des milieux politiques de la capitale. En sillonnant les terres, à deux pas de l’aéroport de Borispol, malgré la pression spéculative qui se ressent si vite (ici devrait passer le prochain périphérique, et il n’y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/05/11-Oukragro-mars-2007.doc" target="_blank">La lettre du Club agroalimentaire France-Ukraine - numéro 11 - mars 2007</a></strong></p>
<p><strong>Editorial</strong></p>
<p>Dans les campagnes, on ne s’intéresse guère à l’agitation des milieux politiques de la capitale. En sillonnant les terres, à deux pas de l’aéroport de Borispol, malgré la pression spéculative qui se ressent si vite (ici devrait passer le prochain périphérique, et il n’y a plus un hectare disponible), les entreprises agricoles préparent avec soin les semis. Le renouvellement du matériel par rapport à l’an passé est frappant. En allant vers Tcherkassy, là où le tchernozem est le plus épais et le mieux arrosé, les immenses parcelles, noires et propres, délimitées par les haies brise-vent, préconisées il y a plus d’un siècle par les fondateurs de la science des sols, font penser à un jardinage à grande échelle, tant le travail y est soigné, régulier, précis. Plus au sud, vers Kirovograd, alors qu’on s’approche de la steppe sèche, et que le tchernozem perd en puissance, le soin n’est pas moins grand.  Les petits lopins des fermes de la population, et les grandes  parcelles des agroholdings forment un même damier de terres préparées pour produire. Dans les premières, près des maisons, on a labouré, avec un cheval ou un petit tracteur, hersé, roulé, semé, ratissé avec tous les membres de la famille ou avec les voisins. Dans la plaine immense, où la terre s’étend à perte de vue dans un paysage dont on peine à trouver l’échelle, on a calculé les passages, les doses,  les  allers-et-venues des bennes pour approvisionner les trains d’outils du « travail minimal » ou du « non travail ». Les blés ont plutôt bien passé l’hiver. Les blés de soja sont évidemment plus verts. Les nouveaux entrepreneurs agricoles, sillonnent leurs domaines, enregistrent les données, mobilisent les analyses agronomiques effectuées dans chaque parcelle, parfois dans chacune des centaines de « payes » qui les composent comme s’ils  avaient des  années de pratique. Les puissants engins sont reliés par GPS, et on commence à s’intéresser aux ordinateurs embarqués pour ajuster les doses  de fertilisant ou de produits de traitement aux besoins : l’agriculture industrielle n’est pas nécessairement la moins « durable »&#8230;<span id="more-222"></span><br />
L’an passé, sur le même itinéraire, il y a avait encore des terres abandonnées  ou mal cultivées. Cette année, tout semble mis en état dans ces zones à haut potentiel. On ne craint que la sécheresse installée depuis plusieurs semaines, particulièrement sensibles sur les semis avec fertilisation localisée. L’Ukraine est bien engagée dans sa stratégie de reconquête de son immense potentiel de production végétale. Et les quotas de l’an passé  n’y changeront rien ; ils donnent l’occasion de parler un peu de l’agitation politique kiévienne, avant de revenir aux questions concrètes, la lutte contre les mauvaises herbes, les limites de l’utilisation des pesticides et des désherbants, la recherche de la qualité à chaque étape de la production. <strong>Mais pourquoi voit-on si peu de français, eux dont l’expérience est si grande, et qui pourraient tant faire ici ?<br />
</strong>Malgré le calme qui se maintient sur le front de la grippe aviaire, l’élevage est dans une moins bonne situation. Le pays reste déficitaire en viandes et la recapitalisation est lourde alors que l’argent vaut plus de 18 %.</p>
<p><a href="http://blog.russie.fr/wp-content/uploads/2007/05/11-Oukragro-mars-2007.doc" target="_blank"><strong>La lettre du Club agroalimentaire France-Ukraine - numéro 11 - mars 2007</strong></a></p>
<p>Article posté par JJH</p>
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